Almerimar, du jeudi 7 au samedi 9 juin 2012

106-6-12 19h27 Düvel voisin alu.jpgL’Ericante quitte son beau voilier voisin en aluminium vert à 6h45 pour le port d’Almerimar à 42 M à l’Est. GV, génois, moteur et radar dans une épaisse brume matinale qui se lève à 9 h.7-6-12 10h49 vent arrière sous genaker et génois.JPG
En début d’après midi le vent se lève timidement le génois et gennaker portent, puis se renforce à 20N à l’entrée dans le port d’Almerimar. Pour la 1ère fois nous prenons une place méditerranéenne avant sur pendilles et arrière au quai avec la 1ère utilisation de notre passerelle.

8-6-12 Ericante à Almeriamar.JPG

Almerimar est une très grande marina créée à partir de rien il y a déjà plus de vingt ans. La capitainerie est magnifique. A l’image d’une station de montagne les immeubles s’intègrent assez bien dans le paysage autour des trois bassins de plaisance. Deux grandes plages bordent la marina. Quelques bateaux vieillissant stagnent au fond des darses. Beaucoup de bateaux allant vers les Baléares s’y sont mis à l’abri du coup de vent annoncé.

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Ensenada de las Berengueles, du mercredi 6 au jeudi 7 juin 2012

Du 4 au 6 juin 2012 – Etape de 80 miles de Gibraltar à Cala Velez Malaga –
Cala de la Miel et Ensenada de los Berengueles
Thèmes abordés : la navigation de nuit – La pollution

Nous quittons la marina de la Linéa à 14h30 pour profiter des courants portants vers la Méditerranée. L’escale prévue est une anse, cala Sardina derrière le Rocher.4-6-12 6h23 le rocher au soleil levant de la marina de Linea.jpg A la sortie de la baie de Gibraltar où nous avons tiré deux bords, les vents nous sont favorables. 25 nœuds de vent (50km) pousse l’Ericante à la vitesse de 7-8N. Il laisse dans son sillage les côtes africaines et Gibraltar. Enthousiasmés par ces belles conditions de navigation nous décidons d’aller plus loin et de naviguer la nuit. Eric vise un mouillage bien à l’Est de Malaga
4-6-12 15h32 l'afrique dans le sillage.JPGLe bateau est sous GV et génois dans la nuit. Les AIS des cargos n’apparaissent plus sur l’écran, deux bateaux de pêche scintillent à l’Est. Nous avons sorti les vestes chaudes. Le souffle soyeux des dauphins nous accompagnent jusqu’au petit matin. Les quarts de deux heures 30 se succèdent. C’est le rythme nocturne que nous avons adoptés après quelques essais de 4h puis 3h de quart. Celui qui barre la nuit quelque soit le temps porte le gilet de sauvetage et est relié à la ligne de vie. Celui qui dort est dans la couchette près de la descente. Les réveils se font naturellement. Eric chauffe son café tandis que si la mer est agitée je sors rapidement prendre mon ¼ car, même amarinée l’air vif me ravigote. Beaucoup de couples nous ont dit avoir adopté des rythmes de sommeil assez courts.
Lors des longues traversées de plusieurs jours il est courant que la somnolence s’installe chez le barreur. Les récits de marins semble conforter l’idée qu’un sixième sens alertent le marin de l’approche d’un danger. Dans l’obscurité, les collisions avec ofnis font partie des aléas. A la barre, la nuit j’aime chanter. Les étoiles et la mer, mon seul public, sont indulgentes, et il m’arrive de prier.
A cinq heures une brume épaisse tombe, le radar est branché. Eric a étudié le guide et m’explique plusieurs fonctions qui s’avèrent bien utiles. A 7h la Guardia Civil s’approche et nous demande par VHF d’où l’on vient et notre destination. Nous avions vu leur bateau partir patrouiller dans la nuit.
Pour eux ce sera sans doute la seule intervention de cette belle nuit méditerranéenne.
A 10h30 nous mouillons l’ancre devant la plage de Velez Malaga. Nous sommes devant une barre d’immeubles à proximité d’une ferme marine. Des déchets de nourriture en suspension et des plaques grasses souillent la mer. Nous dormons. Sunbeam II, un voilier que nous avons déjà rencontrés a mouillé le long de la plage. 6-6-12 16h54 Pollution au large de Malaga.JPGL’après-midi Eric fait une réparation de fortune d’une plaque en plastique dans la base de l’enrouleur de génois que nous avons dû affaler en arrivant. A 17h30 nous quittons ce mouillage comme Sunbeam pour la cala de la Miel plus jolie à 2h30 de là. Nous y passons la journée pour récupérer de notre nuit de navigation. Mais les suspensions nauséabondes sont toujours présentes dans l’eau. Tan pis pour le bain, d’ailleurs personne ne se baigne sur la plage ! À 17h30 nous levons l’ancre vers la belle cala de los Berengueles.

6-6-12 16h55 pollution au large de Malaga.JPG
Ericante se retrouve dans un magma immonde. Des nappes jaunâtres recouvrent la mer. Une odeur écœurante de poissons pourris stagnent sur la surface. Horrifiés et révoltés nous comprenons que ceux sont les fermes marines qui sont la cause de cette pollution. La surpêche a été compensée par l’aquaculture intensive. Les saumons, que nous trouvons en vente dans les supermarchés espagnols avec l’origine indiquée : Malaga, sont nourris avec quoi ? Est ce la seule solution trouvée pour nourrir l’être humain à un coût rentable. Les touristes vont-ils venir peupler les barres d’immeubles de la Costa del Sol et continuer à venir se dorer sur la plage sans pouvoir se baigner ? Nous espérons que la crise économique ne fera pas oublier que sans une nature préservée l’être humain ne survivra pas.

En mer nous avons rencontrés quelques déchets dérivant constitués principalement de polystyrène et de bouteilles et sacs plastiques. Les plus grosses concentrations sont dans les ports et les plages où ils échouent. L’analyse de cette vidéo intitulée « Des îles de déchets » nous a paru particulièrement intéressante. Septième continent

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La Linea, du samedi 2 au lundi 4 juin 2012

Départ de Tarifa à 11h30 avec le courant et un vent arrière d’Ouest qui fraîchit progressivement, 12, 15, 18 et 21N ; GV et génois en papillon, vitesse fond (SOG) 7-8, bateau 6-7. A 13h15 arrivée dans la baie de Gibraltar où le bateau lofe grand largue avec un vent de 22, 25, 28 noeuds avec une pointe noté à 31. La vitesse du bateau suit avec toute la GV et le génois à 10,45N. Nous arrivons au port et le marinero nous demande de nous mettre au quai au vent, manœuvre délicate. Puis il nous indique une place de catway et vient attraper nos amarres. Nous avons vécu une étape rapide un peu stressante mais l’Ericante est au pied du Rocher et il fait beau. Nous rencontrons des bateaux français à tel point qu’un entrepreneur intervenant sur les bateaux plaisante et nous demande «Qu’est qui se passe chez vous ? N’y a-t-il plus de vin en France?» Un équipage de 4 copains viennent de Bordeaux sur leur catamaran, ils ont fait une escale à Tarifa et font 1 AR rapide jusqu’au Baléares.
Ils ont eu beaucoup de vent dans la baie également, il semble que ce soit une particularité de Gibraltar.
La Linéa est la dernière ville espagnol touchant Gibraltar. Le port est sympathique avec une plage à côté. Les mariniers circule dans des petites autos électriques. La ville est plus moche avec de grands immeubles au pied desquels il y a un petit supermarché qui nous permet de nous avitailler, sacs au dos. Un couple de français nous dit que pour 3€ un taxi les a conduit au grand hyper. Mais nous préférons découvrir les centres villes. 3-6-12 13h57 Gibraltar  macaques carré.jpg
Le lendemain nous partons en vélo à Gibraltar. Pour y accéder tout le monde, voitures, vélos et piétons traversent la piste de l’aéroport, puis nous passons la douane et arrivons au pont levis et à la porte fortifiée d’entrée dans la ville britannique. La ville est en fête pour le jubilé de règne de la Reine d’Angleterre. Les pavillons sont aux balcons, des orchestres jouent sur les places et les télés des pubs retransmettent les festivités de Londres qui ont lieu sur la Tamise sous une pluie diluvienne. A Gibraltar nous retrouvons les oiseaux amis des anglais qui viennent déjeuner sur votre table. Les singes également sont respectés et ceux sont eux qui tolèrent la présence des hommes. La mouette n’a pas hésité à faire son nid sous le regard des milliers de touristes.

3-6-12 14h03 Gibraltar  mouette longue.jpg

La grotte aux vieilles concrétions et les centaines de mètres de tunnel creusés par les militaires nous apportent un peu de fraîcheur lors de cette grande balade.
Cette bouffée britannique nous plaît bien .
Demain nous passerons en Méditerranée et nous ne la savons pas encore mais nous passerons la nuit en mer.

3-6-12 13h46 l'est de Gibraltar rail des cargos.JPG

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Tarifa, du vendredi 1er au samedi 2 juin 2012

Départ de Rota à 7h20 par vent de nord soufflant entre 15 et 17N, GV et trinquette. A 8h30 le vent mollit à 12-13N et tourne au SSE cap au SSW à 11h . A 14h le vent comme prévu tourne à l’Ouest et nous sommes bon plein cap sur Trafalgar. Nous dépassons aisément un autre voilier, probablement anglais.
A 16h Le gennaker est hissé et nous filons vers les colonnes d’Hercule. Le passage de Gibraltar, porte de la Méditerranée, avait été baptisé ainsi par les anciens. Dans certaines légendes la célèbre cité Atlantide se situerait à cet endroit.

01-06-2012 18h56 passage du 36ème parallèleblog

Nous fêtons notre passage en Méditerranée et la 1ère traversée du 35ème // N par un petit verre de Porto qui vieillit dans les cales de l’Ericante. Comme à l’accoutumée le capitaine n’oublie jamais de partager avec Neptune et Eole. Les traditions, bon enfant, sont bien ancrées sur l’Ericante.
Nous apercevons dans une brume de chaleur les reliefs de l’Afrique et ses gazelles… Nous avons choisi le mouillage de Tarifa, fin de la terre espagnole continentale sud. La station maritime de Tarifa gère le passage des bateaux dans le détroit de Gibraltar et nous entendrons longtemps sur la VHF ses appels et bulletins météorologiques. Nous serons à sept bateaux à dormir dans ce mouillage sûr mais un peu roulant.

01-06-2012 19h05 phare de Tarifa

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Rota, du lundi 28 mai au vendredi 1er juin 2012

Départ du mouillage de Bonanza à 6h du matin pour arriver avant midi à Rota afin que nos deux touristes puissent rejoindre à temps l’aéroport de Séville. Dès la sortie du chenal du Guadalquivir l’alllure est grand largue, GV et génois. A 8h, bord vent arrière avec génois tangonné et à 9h30 un nouveau bord grand largue nous mène à la marina de Rota à 11h15. Nous déjeunons sur une vieille place de la ville. 28-5-12 13h47 Rota bain de pigeons dans la fontaine.JPGLes pigeons se rafraîchissent dans la fontaine. Promenade le long de la plage et départ de Pascal et Naïma à 16h.
Un vent fort et contraire nous retient au port. Nous en profitons pour visiter la ville et nous baigner malgré les grosses vagues. Mais nous ne faisons aucune rencontre de navigants dans cette marina un peu morte.

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