Gaëtan aime bien donner aux passants des explications sur le fonctionnement des écluses et les laisser ouvrir ou fermer les vantelles. Il y a beaucoup de cyclistes sur le chemin de halage. Ils sont souvent curieux de voir passer un bateau dans une écluse. Mais, ce n’est pas toujours le cas.

Certaines manœuvres sont assez dures car les passages sont peu fréquents et les mécanismes sont grippés. Dans ces cas, l’éclusier en chef supervise la manœuvre, le chef de bord reste à son poste à bord et le autres font le boulot 🙂

Nous arrivons à 13 h 30 à la dernière écluse avant Pont-Coblant : l’écluse de Stéréon. Le passage de cette écluse s’avère impossible car, à la sortie de l’écluse, le canal est obstrué par des dépôts de végétaux. Notre parcours sur la portion finistérienne du canal de Nantes à Brest s’arrête ici, le long du mur de fuite de Stéréon.
Nos éclusiers ont terminé leur semaine, un rafraîchissement est bienvenu. Nous attendrons leur retour lundi prochain. Ce soir nous allons à pied (700m) jusqu’à Pont Coblant où le Bistrot du canal propose des plats fait maison dans une ambiance bon enfant. On peut y boire, manger et dormir

La péniche Rosily qui est en acier, a pu passer en force avec de grandes difficultés il y a quelques semaines, mais elle a dû être tractée par plusieurs engins.

Nous avons signalé ce problème aux responsables et il nous a été répondu que ce problème était connu et qu’ils « travaillaient actuellement en étroite collaboration avec les services de l’État pour établir un arrêté cadre qui permettra à terme de retirer ces sédiments en vue de les exporter vers des centres de traitement des déchets. Cette procédure entamée il y a 18 mois devrait pouvoir se concrétiser en 2027. «

Le samedi, nous ne sortons que dans la soirée pour aller voir une céramiste dans son atelier « La Terre Tourne ». Elle est installée depuis plusieurs années et donne des cours à une dizaine d’élèves, dont certains sont vraiment doués. Elle solde une collection de figurines de femmes vêtues d’une étoffe et dont les positions sont naturelles et gracieuses.
Dimanche, après une longue promenade bucolique à la fraîche, c’est la fête au village, il y a des chanteuses âgées dont ni le répertoire ni les voix n’incitent à rester les écouter. Une écrivaine propose ses livres produits à compte d’auteur. Nous en achetons un et l’on s’aperçoit rapidement que le livre a été écrit par une IA. Il y a quantité de descriptions avec des comparaisons souvent ineptes. Si le lieu est imaginaire, la géographie environnante est parfaitement inexacte. On comprend facilement pourquoi elle n’a pas trouvé d’éditeur.