De Trégarvan à Port Launay le mardi 30 juin 2026

À 16 h 15 comme prévu, nous levons l’ancre. Le vent de nord est modéré et la température à 22°.

La remontée est un peu monotone. A mi-parcours, la Doufine enjambée par la voie express et à 18 h 10 nous entrons dans l’écluse de Guly Glaz.

L’éclusière nous explique qu’il vaut mieux éviter d’arriver à pleine marée haute, car elle ne peut pas ouvrir les portes quand le niveau côté mer est plus haut que le niveau côté rivière.

Après être passé devant la maison rose, nous espérions trouver une place à couple d’un gros bateau, ce n’est pas possible. Nous nous amarrons donc le long du quai de Port-Launay à la limite de l’espace réservé à la vidange des cuves.

Il commence a faire très chaud. Il n’y a qu’un seul commerce à Port-Launay, c’est un bar qui vend aussi des cigarettes, le journal et des jeux à gratter, il n’a pas les piles dont nous avons besoin.

Le lendemain, nous allons en annexe jusqu’au ponton du supermarché Leclerc. C’est en fait un ponton communal qui est utilisé en partie par les canoës. Il est possible de faire ses courses et de venir jusqu’au ponton avec le caddie.

Au passage nous voyons un curieux catamaran. Il s’agit d’un bateau de construction amateur qui a déjà fait de grandes croisières et qui doit être remis en état pour participer, dans quelques jours, à une réunion de catamarans du même type à Douarnenez. Il s’agit de catamarans dont toutes les liaisons sont assurées par des brêlages.

Le quai visiteur est ombragé et il y est possible de faire de l’eau.

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De Logonna à Trégarvan le lundi 29 juin 2026

Ce matin, le temps est couvert. À 11 heures la mer est basse  À 13 heures, départ de l’anse du bourg, le ciel est toujours couvert, le vent de sud-ouest est faible et la température extérieure de 20° est agréable. Il faut en profiter car une canicule est annoncée.

Après trois heures de navigation aidée par un courant modéré, nous arrivons à Trégarvan.

Mouillage sur ancre par 9 mètres de fond : nous mettons 35 mètres de chaîne car la marée n’est pas encore haute.

Le lendemain matin, nous débarquons sur la cale bien glissante. Visite du village, aucun commerce mais devant l’église St Budoc, belle vue sur l’Aulne maritime.

     

Le mardi 30, la mer est haute à 18 h 25, nous ne quitterons le mouillage qu’en milieu d’après-midi pour arriver à l’écluse de Guily Glaz à marée haute.

Nous avons le temps de faire une belle balade avec retour par le sentier côtier ombragé en aval du port.

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De Brest à l’Anse du Bourg le vendredi 26 juin 2026

Le problème de moteur n’est toujours pas résolu : Une alarme de pression d’huile rugit dès que le moteur est en marche. Les mécaniciens ont passé plusieurs heures à chercher la cause sans y parvenir. Il ne s’agit d’après eux que d’un défaut d’alarme. La pression d’huile étant normale sur le cadran, je débranche le buzzer. Tout va bien. Nous allons enfin pouvoir partir.

A 14 h 15, je quitte seul le Moulin Blanc pour rejoindre le copitaine à Logonna.

J’ai décidé d’arrondir largement l’île ronde qui m’a laissé un souvenir amer. Je me fais rappeler à l’ordre par la gendarmerie maritime, car je suis trop près d’un SNLE qui rentre à l’île longue. Je dois serrer au plus près l’île ronde.

Je croise un trimaran qui passe à 11 nœuds avec un vent de 8 nœuds. Megawatt marche à 5 nœuds avec le courant.

A 16 n 50, Megawatt est amarré à l’anse du Bourg sur la bouée N° 19, qu’Alain Hacoët nous prête pour le week-end.

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Faux départ de Brest le mercredi 17 juin 2026

Tout est réparé, nous partons du port du Moulin Blanc à 13 h. Il fait beau, le vent de sud-est de 6 nœuds au port.

Nous avons prévu d’aller passer la nuit au Fret. Courte étape de 7 miles. Le vent dehors est monté à 15 nœuds de face avec une mer un peu formée. Au bout d’une demi-heure, il tombe à 10 nœuds et la mer se calme.

À 14 heures, arrivé entre l’île longue et l’île ronde, un sifflement aigu retentit : ce n’est pas la VHF, mais une alarme moteur de manque d’huile. Arrêt du moteur. Le niveau d’huile à la jauge est à la limite inférieure. Je remets un bon litre d’huile. J’apprendrais plus tard que c’était une erreur.

Tentative de redémarrage du moteur, il ne repart pas. Nous appelons le motoriste qui a fait la révision il y a six mois, il nous conseille de vérifier les fusibles, ce que nous faisons sans rien constater d’anormal.

Nous appelons le chantier qui a travaillé sur le bateau, il nous envoie un zodiac pour nous remorquer

Le zodiac arrive à 15 h 40. Il s’amarre à couple au milieu du bateau et tente un remorquage, mais ne parvient pas à diriger notre bateau. Nous apprendrons plus tard qu’il aurait dû s’amarrer sur l’arrière de Megawatt. Pendant ce temps, nous avons dérivé et ne sommes plus qu’à une vingtaine de mètres des rochers de l’île ronde !

Appel de la SNSM. Heureusement, le courant nous a écartés de l’île. Nous sommes maintenant à une centaine de mètres des dangers. Nous mouillons notre ancre qui d’abord chasse sur du gravier puis finit par bien crocher.

À 17 heures, la vedette Notre Dame de Rocamadour de la SNSM arrive et nous passe une remorque. Nous levons l’ancre et constatons que nous remontons un câble qui a croché dans une patte de l’ancre.

Les sauveteurs nous conseillent de ne pas y toucher et nous remorquent avec notre câble à 6 puis 8 puis 10 nœuds grâce aux 800 cv de la vedette tout temps SNSM de Camaret.

À 17 h 30, nous sommes amarrés au ponton extérieur du Moulin Blanc. Un canot du port viendra demain nous conduire dans un catway du ponton visiteur.

Une fois amarré, les employés du port enlèvent le câble que nous avons traîné. Il s’agit d’un câble apparemment en plomb entortillé sur lui-même qui mesure une cinquantaine de mètres et est très lourd. Il sera découpé à la cisaille et ira en récupération métaux lourd.

Le lendemain le canot de port nous conduit au ponton visiteur où nous allons attendre le mécanicien.

Nous sympathisons avec nos voisins de ponton  François et Catherine. Ils viennent du Morbihan sur leur voilier Pourquoi Pas et attendent un électricien pour réparer plusieurs pannes.


 

Nous avons la surprise de revoir sur le ponton Anne Vesin. Elle est venue pour aider son successeur Thomas Leclerc, électricien marine, pendant un mois.

 

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de Rosnoën à Brest via l’Auberlach le lundi 26 mai 2926

Nous n’avons pas d’autre choix que de rentrer à Brest pour faire réparer nos chargeurs d’électricité.

Nous quittons le ponton de Rosnoën à 11 h 20. Il fait déjà chaud : 32° nous sommes en plein anticyclone : 1027 mb, le vent de nord est faible. Après deux heures de navigation au moteur, nous passons devant l’anse du Bourg puis allons jeter l’ancre dans l’anse de l’Auberlac’h où nous passons les heures les plus chaudes de la journée.

À 18 h 15, nous quittons Plougastel pour arriver au Moulin Blanc à 19 h 30 à la place que nous avions quitté il y a cinq jours.

S’ensuivront 3 semaines de travaux : changement du chargeur 12 V, puis changement du chargeur convertisseur solaire.

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