Départ à 6 h 45 de Bordeaux, à 7 h 35 nous croisons le Seven Seas Splendor, de Regent. À 7 h 42, Amadolce, beau paquebot fluvial, nous dépasse pour virer au niveau du Bec d’Ambès vers Libourne.
Nous filons à pleine vitesse vers Pauillac, l’heure impérative d’arrivée est avant 10 h car l’entrée ne sera plus praticable après, à cause de l’envasement. Mais le vent de mer se lève contre le courant descendant et génère un fort clapot qui nous ralentit et nous éclabousse d’eau boueuse. Nous commençons à douter de la possibilité d’arriver à temps.
Megawatt a de la ressource et nous passons in extremis l’entrée dans 90 cm d’eau vaseuse.
Le fort courant traversier nous surprend dans le port et nous arrivons enfin à nous amarrer au bout du 1er ponton. Une demi-heure plus tard nous sommes échoués dans la vase molle mais heureusement inodore du port de Pauillac.
Le capitaine du port nous explique que la machine dédiée au désenvasement est cassée et qu’une procédure d’assurance est en cours depuis 2 ans…
Cette escale nous a beaucoup plu, bien achalandée et dépaysante avec ses cabanes de pêcheurs hautes sur pattes le long de ce décor somptueux. L’office du tourisme le long de la Gironde est intéressant. Les espaces naturels du littoral sont très protégés.
Une balade de 28 kilomètres avec nos petits vélos nous permet de visiter le village de Saint-Estèphe, rural et suspendu dans le temps ce dimanche 21 mai. Les domaines, tous plus beaux les uns que les autres, se succèdent tandis que la Gironde majestueuse s’écoule dans son estuaire au rythme des marées.












