Santa Pola du lundi 23 au mardi 24 octobre 2017

Le vent a tourné au nord-est, mais il est faible. Départ matinal. De nombreux bateaux de pêche rentrent au port à vive allure. Tous remorquent une grosse annexe équipée de lamparos, ils ont du pêcher toute la nuit.

Nous longeons des falaises abruptes d’où jaillit par endroit un cours d’eau s’écoulant en cascade, puis nous passons devant Benidorm et ses grands immeubles, caractéristiques de la côte de béton. Ericante a déjà mouillé à deux reprises devant cette ville, nous poursuivons notre route vers le sud.

 

Un peu avant midi le vent atteint les 10 nœuds, il est possible d’envoyer le geenaker et de stopper les moteurs.

Nous marchons à 5/6 nœuds ce qui est bon pour la pêche. A midi et demi Anté remarque que le ligne est tendue, elle remonte une belle dorade coryphène, 80 cm!. C’est la première fois en 7 ans que nous attrapons un tel de poisson. Comme je ne me sens pas de lever des filets, je coupe une douzaine de darnes à la scie à métaux.

 

A 17h nous sommes amarrés confortablement dans la marina de Santa Pola et le soir dégustons les premières darnes.

Publié dans Espagne | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Altea du samedi 21 au lundi 23 octobre 2017

Le vent annoncé est de secteur sud, pas très fort mais certainement générateur de houle rendant les mouillages inconfortables. Faute d’anse protégée au sud, il faut trouver une marina. Alicante nous tente car c’est une grande ville que nous ne connaissons pas, mais plusieurs plaisanciers nous l’ont déconseillés. La Volvo Race doit partir cette semaine d’Alicante, il y peu de places et les dernières disponibles sont mal placées et très chères. Nous optons donc pour Altea pour laquelle nous avons de bons avis.

 

Nous quittons Moraya en début d’après midi pour une petite étape à la voile au près. Nous passons devant le village avant d’atteindre la marina située au sud, près du fond de la baie.

Arrivée à 18h. Le samedi soir, bon accueil dans une marina confortable. La secrétaire parle français et nous donne toutes les infos utiles.

Bien que nous soyons fin octobre, la température reste estivale et il y a beaucoup de monde sur le front de mer. Tous les restaurants sont ouverts, peut être en raison du week end. La balade qui conduit à l’église permet d’avoir une très belle vue sur la baie et le port.

      

Publié dans Espagne | Marqué avec | Laisser un commentaire

Moraya, du vendredi 20 au samedi 21 octobre 2017

Après une semaine passée en marina nous aspirons à la liberté d’un mouillage. Les escales possibles sur notre route sont: Cullera, où nous étions allés en 2012, puis Denia dont on nous a dit du bien, mais c’est encore une marina et ensuite le mouillage de Moraya. Ce mouillage nous avait bien plu il y a 5 ans avec son eau turquoise et ses poissons. Moraya est à presque 60 miles de Valence mais les conditions météos sont bonnes.

Il est annoncé un vent de nord force 3 à 4. Nous laissons donc Valence un peu avant 8h, le soleil vient juste de se lever. Le vent annoncé est bien au rendez-vous. A 9h nous marchons à 7 nœuds au portant sur une mer peu agitée. La vitesse est propice à la pêche et 3 bonites viennent, tour à tour, mordre notre hameçon.

    A 17h Ericante double le cap de la Nao, et, derrière, plus de vent du tout. Nous posons notre ancre sur le sable clair de l’anse de Moraya à 19h, juste avant la nuit.

     

 

L’anse de Moraya (el Rinconet) est ouverte au sud ouest, elle est à l’ouest de la pointe du même nom et devant l’entrée de la marina éponyme. Ce soir il y a dans la baie un beau voilier en acier d’une quinzaine de mètres qui bat pavillon brésilien.

La nuit est calme et le lendemain nous retrouvons l’eau turquoise et les poissons là où nous les avions laissé il y a 5 ans. En cette fin octobre l’eau est encore à plus de 20°, propice à la baignade.

En fin de matinée des vedettes sortent de la marina, font quelques encablures et viennent mouiller dans l’anse le temps d’un bain et d’un apéro. Elles regagnent la marina 2 ou 3 heures plus tard.

Publié dans Espagne | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Valence, du vendredi 13 au vendredi 20 octobre 2017

Après une nuit un peu agitée, nous mettons le cap sur la marina de Valence où les nuits devraient être plus calmes. Le petit oiseau qui est venu nous voir ce matin se sent bien à bord et décide de nous accompagner une bonne partie de la matinée, nullement gêné par les voiles. Par contre quand le vent tombe et que l’on doit mettre le moteur, il nous quitte.

 

Nous avions passé le 40éme parallèle nord hier et en ce vendredi 13 octobre 2017 nous passons le méridien de Greenwich, ça s’arrose….Nous étions à l’Est depuis le 14 septembre 2014.

En arrivant devant Valence nous assistons à une régate de voiliers rapides « tout en carbone« . Les équipages sont bien rodés ; l’envoi ou la descente du spi demande toujours moins de 10 secondes, 4 secondes pour les meilleurs ! Sur Ericante il nous faut 5 à 10 minutes pour envoyer ou rentrer le geenaker sur emmaganiseur.

A l’arrivée dans la marina Real Juan Carlos l’accueil est cordial, en français, et il nous est attribué une place au calme. Le prix est nettement inférieur aux marinas voisines, nous resterons une semaine. Notre voisin de ponton, un Santorin d’Amel, Le Gribu, appartient à un couple qui vit toute l’année à bord dans la marina de Valence. Ils naviguent l’été en Méditerranée et connaissent très bien la ville, ils nous donnent de nombreux conseils qui contribuerons à nous faire apprécier cette belle ville.

 

Si la marina est calme et bien organisée actuellement, elle peut devenir très inconfortable par coup de vent de Nord Est. La houle entre alors dans le port, se réfléchit sur la jetée et vient faire valser les bateaux. Les mâts s’entrechoquent, les bateaux subissent souvent des dégâts. Nos voisins ont dû, l’année dernière, rester 3 jours à bord, sans pouvoir débarquer, il était pratiquement impossible de se tenir debout sur les pontons !

Un peu plus loin Chris et Rose, sont australiens et vivent sur leur voilier Ari, un Jeannot de 50 pieds. Ils viennent à bord nous parler de la vie en Australie. Comme d’habitude chacun raconte son parcours et comment il est arrivé là.

Valence est la troisième ville d’Espagne avec une population de 800 000 habitants. Si la ville est étendue, la circulation sans voiture y est facile. De la marina le centre ville est accessible par le tramway et le train en une demi-heure. Autour de la marina la circulation en vélo est facilitée par des pistes cyclables bien individualisées et séparées des voies pour les voiture et des voies pour les piétons.

Le centre ville est plutôt moderne avec de grandes avenues et un peu de verdure. Il y a de tous les commerces dont un poissonnier qui vend des couteaux à 19€95 le kilo et des pousses pieds à 69€95. La cathédrale a conservé ses maisons mitoyennes ce qui fait que la façade parait un peu coincé, mais l’intérieur recèle des chefs d’oeuvres.

 

En plus de la cathédrale nos voisins nous ont conseillé les visites de l’aquarium et du zoo ainsi que les jardins du Turia.

La Turia est le fleuve qui traversait la ville de Valence. A la suite de la grande inondation d’octobre 1957, qui fit de nombreuses victimes, un canal déroutant les eaux a été construit et le lit de l’ancien fleuve a été aménagé en jardins.

       

Nous sommes allés visiter les jardins en vélo. Au passage nous avons vus l’aquarium, chef d’oeuvre d’art contemporain. La coulée verte mesure près de 8 km de long sur 2 à 300 m de large. On y retrouve les traces de l’ancienne rivière avec des berges maçonnées et de nombreux ponts. Entre les espaces verts se trouvent des bassins, des espaces de jeu et de sport.

     

Au mois d’octobre la température est idéale. Le lendemain nous sommes allés nous baigner à la plage de sable fin qui n’est qu’à une centaine de mètre de notre ponton.

Nous avons également visité le zoo, il en plein centre, et on y trouve les animaux habituels des zoo : lions, tigres, éléphants, girafes, singes etc…

Cette escale a Valence nous a bien plu, et, s’il n’y avait pas eu le problème de la houle de Nord Est nous y aurions peut-être laissé le bateau pour l’hiver.

Publié dans Espagne | Marqué avec | Laisser un commentaire

Burriana, du jeudi 12 au vendredi 13 octobre 2017

En juin 2012 nous avions fait escale dans la marina de Burriana qui ne nous avait pas plu. En plus d’être très chères la marina et la vile n’offraient pas d’intérêt. Le vent étant bien établi au Nord Est, nous décidons d’aller mouiller au sud de la digue de la marina.

Malgré un vent qui ne dépassera jamais les 8 nœuds, nous parvenons à parcourir la plus grande partie de 40 miles de l’étape du jour à la voile et mouillons comme prévu au sud de la marina de Burriana à 18h 50.

    

            Coucher de soleil à Burriana                             Lever de soleil à Burriana

Au début tout paraît calme, mais au milieu de la nuit une houle de Sud Est se lève. Le vent étant toujours orienté Nord Est, Ericante est en travers des vagues et roule beaucoup pendant deux bonnes heures. Ensuite soit le vent soit la houle tourne et nous pouvons nous rendormir. A moins que ce soit simplement la fatigue…

Au réveil le mouillage est aussi clame qu’à l’arrivé, et nous avons une visite.

Publié dans Espagne, Non classé | Marqué avec | Laisser un commentaire