Traversée de la France par les voies d’eaux intérieures, du vendredi 27 juillet au vendredi 21 septembre 2012

Quelques chiffres:
De Port St Louis du Rhône au Havre , 8 semaines sur 3 fleuves, 5 canaux. 36 escales et 14 pauses
1299 kms parcourus entre la Méditerranée et la Manche.
178 écluses
Le Rhône 310 km – 12 écluses, dont la plus haute d’Europe Bollène 22,50 m photo
La Saône 142 km – 3 écluses,
La Seine 435km – 14 écluses
Le canal du Centre 112 km – 61 écluses
Le canal latéral à la Loire 196 km – 37 écluses
Le canal de Briare 54 km – 32 écluses
Le canal du Loing 49 km – 18 écluses
Le canal St Martin 1km – 1 écluse A-R

70% des plaisanciers sont étrangers, selon les éclusiers. Nous avons rencontré des britanniques, des américains, des scandinaves, des hollandais.

Découvertes de la France et des habitants vivant sur les fleuves et canaux.

La nature :
Dès l’entrée sur le Rhône, la présence d’arbres le long des rives nous étonne ; Nous quittions la Camargue et les côtes venteuses et salées où le végétal atteint la taille d’arbustes. Tout au long des fleuves et canaux, du Rhône à la Seine, les feuillus de toutes variétés seront présents.
Les hérons,les canards et les cygnes seront nos fidèles compagnons. Plus rarement quelques martins pêcheurs et un pélican vu sur la Seine avec son copain le cormoran.

19-8-12 10h23 Héron Canal du Centre avant Paray (2).JPG

Les rives des canaux grouillent d’animaux très actifs. En écartant les herbes, on aperçoit les sauterelles, des insectes volants et rampants qui s’adaptent très vite à la présence de l’Ericante. Une harmonie naturelle s’installe vite à bord. Les araignées tissent rapidement sur les filières, les hublots et les pare-battages leurs toiles. Nous les gardons précieusement car elles remplacent efficacement les moustiquaires. Chaque matin nous apprécions les résultats du piège. Il nous reste à citer les ragondins très farouches qui semblent vivre surtout la nuit.

15-8-12 8h23 Canal du centre amarrage berge de Chagny tissage local paysage de bourgogne.JPG

Les villes et les villages du Rhône et de la Saône :
Les grandes villes du Sud que nous découvrirons sont agréables . Au mois d’août, les cyclistes et piétons circulent en sécurité. Les écoles et les entreprises sont fermées. Le nombre de véhicules bruyants et dangereux baisse. Mois béni pour les touristes des grandes villes. Arles, Avignon, Valence, Lyon, Mâcon, Tournus offrent leur chaleur, leur marchés, leurs musées. Les citadins aoûtiens sont ravis de pouvoir nous raconter leurs villes.

8-8-12 11h57 Lyon la Saone blog

Petit inventaire des visites qui nous ont marquées: Les arènes et thermes d’Arles, Le Palais des Papes à Avignon, le pittoresque village de Viviers avec son joli port, le grand marché du samedi à Valence, les traboules des vieilles rues de Lyon et ses habitants affables, Les vignobles des Roches-Condrieu, le quai de Montmerle et l’accès à la piscine du camping, le musée Lamartine de Mâcon, la belle cité de Tournus et ses maisons anciennes, l’escale généalogique de quelques heures dans le village d’Ouroux sur Saône sur les traces des ancêtres d’Éric.

11-8-12 17h58 Macon musée Lamartine

La France du Centre:
Châlons sur Saône est le carrefour fluvial de la France. 3 options pour rejoindre la Seine.
Le canal de la Marne, le plus long en km, le canal de Bourgogne, et le canal du Centre. Nous avons choisi la route la plus à l’Ouest, le canal du Centre un peu plus longue en km que le Bourgogne mais avec beaucoup moins d’écluses..

5-8-12 10h11 éclusière ingénieuse et éclusier libraire étudiants après Valence

Nous quittons les larges voies que les péniches de commerce nous avaient ouvertes sur le Rhône et la Saône pour emprunter les chemins de campagne étroits et sauvages. Les éclusiers, souvent de jeunes étudiants , veillent plusieurs écluses en parcourant les chemins de halage en cyclomoteur. Les canaux sont sportifs. Après avoir escaladé l’échelle d’écluse, (certains plaisanciers déposent un membre d’équipage sur les pontons d’attente précédant les écluses) nous actionnons la tirette bleue pour fermer l’écluse puis ouvrir les portes. Nous plantons les piquets le soir, une fois à Montchanin, nous mouillerons l’ancre face à l’écluse faute de berges sures et attacherons l’arrière par une longue amarre amenée avec l’annexe à un vieux camion de pompiers abandonné sur un chantier naval désaffecté.

14-8-12 11h14 canal du Centre 2ème écluse montante.JPG    16-8-12 Ericante amarré à un camion de pompier à Montchanin 2.JPG

15-8-12 8h24 Canal du centre amarrage berge de Chagny paysage de bourgogne.JPGLa campagne est parsemée de petits villages, les pêcheurs à la ligne sont plus nombreux sur les berges calmes, et les châteaux sont magnifiques. Un grand circuit en vélo nous conduira jusqu’à château de Chamilly et ses vignobles. Le jeune vigneron qui a bien voulu nous recevoir en ce 15 août orageux, viendra nous livrer quelques bouteilles de Bourgogne blanc et rouge qui trouveront leur place dans les cales de l’Ericante le lendemain matin.

15-8-12 19h27 Canal du centre Chamilly chateau.JPG

Montceau les Mines apparaît non pas dans la grisaille du charbon mais comme une ville active. Les maisons de mineurs rénovées avec goût le long du canal, son port de plaisance bien situé au centre, sa place du marché à côté, rendent l’escale attrayante.
Les troupeaux de vaches charolaises profitent des grands espaces et viennent au canal se baigner par ces fortes chaleurs. Un passionné de Paray le Monial nous fait découvrir sa ville, la basilique, ses monastères, ses églises, ses maisons: véritables joyaux de pierre.

20-8-12 Paray le Monial 11h13 Basilique
Enfin Digoin par son pont canal nous conduit sur le canal latéral à la Loire. A chaque écluse, un éclusier nous ouvre les portes de son écluse. Chacune est différente et décorée avec une touche personnelle. La campagne devient plus agricole, avec des champs cultivés de maïs et de tournesol.

21-08 canal1
L’escale dans le port de Beaulon sera très sociale. Les campings caristes, les marins et les pêcheurs se partagent un espace bien aménagé à 1 km du village. Nous comprenons que les caractères des participants sont bien marqués. Nous prenons place avec l’aide de tous et finalement beaucoup de bonne volonté de part et d’autres.

canal2
30-8-12 15h06 canal de Briare écluse n°26 de Montbouy 5,10m échelleA Decize nous aurions eu la possibilité de naviguer sur le canal du Nivernais, réputée pour sa féerie, mais les tirants d’air et tirants d’eau annoncés sont trop justes pour notre bateau. La Loire qui traverse la ville offre ses eaux limpides et des langues de sable doré aux baigneurs. Nous continuons vers Fleury joli village où nous cueillons des mûres.Ce soir là l’odeur de confiture embaume le carré et 5 pots rejoignent la cambuse. Le niveau d’eau du long bief de Nevers est très bas en cet fin août particulièrement chaude. Lors d’un croisement avec une grande péniche la vase molle du fond du bief est remuée. Les passages des écluses sont gérés en bonne intelligence pour éviter le gaspillage. Le pont canal du Guetin fermé par deux suites d’écluses bien fleuries termine ce long bief.

Quelques kms plus loin nous arrivons au pays des vignes de Sancerre, plusieurs bouteilles viendront se caler dans les fonds de l’Ericante. Lors de cette escale nous irons faire nos courses en annexe dans un supermarché longeant le canal. Châtillon sur Loire dernière escale avant le canal de Briare mérite une visite. La capitaine du port très accueillante, qui vit sur une péniche mauve, nous indique une plage de sable sous la 5ème pile du pont des Combles où l’on peut se baigner. Nous irons ce jour là jusqu’aux genoux.
L’entrée du Canal de Briare est imposante. Son célèbre pont canal long de 662 mètres enjambe la Loire depuis 1896 .

29-8-12 10h29 entrée pont canal de Briare
C’est sur ce canal que nous élirons l’écluse la plus fleurie de notre parcours, la n° 20 Picardie. La suivante n° 21 sera nommée la plus animalière avec ses poules et ses oies qui nous accompagnent.

30-8-12 10h30 canal de Briare écluse la + fleurie
Ce canal, très bucolique, marquera la fin des écluses montantes à Rogny les7 écluses. La ville de Montargis, petite Venise de Gâtinais, nous mène sur le Canal du Loing du nom de la rivière qui le borde. Cette rivière est vivante et des kayakistes pagaient dans son courant.
De facétieux personnages nous attendent à l’écluse de Nargis et l’étape de Souppes sur Loing est un lieu de rencontre avec d’autres plaisanciers et camping caristes.

01-9-12 13h28 Canal du Loing écluse des nains Nargis

 

30-8-12 15h06 canal de Briare écluse n°26 de Montbouy 5,10m échelle30-8-12 14h30 canal de Briare après Chatillon Coligny écluse Lepinoy Anté sous la pluie

La Seine

Le 3 septembre l’Ericante quitte les canaux et entre sur La Seine.

3-9-12 11h46 Ericante sur The Seine Seine et Marne 3-9-12 11h42 La Seine Seine et Marne

L’écluse de Champagne nous paraît immense et la navigation devient bien plus commode sur ce boulevard. Les grands gabarits y sont nombreux et la cohabitation avec les mariniers est excellente. Les berges de la Seine sont bordées par des forêts et de très belles demeures. Le petit port calme de Chartrettes est facile d’accès et géré par les plaisanciers vivant sur leur bateau. Un supermarché à 500m est accessible par un sentier qui longe la Seine. Le lendemain l’enchantement continue avec les bois, les belles maisons avec ponton ou quai et les petits ports aménagés dans les anciennes sablières. Les remous des grosses péniches sont les prémices d’une navigation plus maritime. L’entrée dans le port aux cerises de Draveil est étroite mais l’accueil et le cadre sont charmants. Il est situé dans une base de loisirs de plusieurs hectares gérés par 3 communes. Des immeubles apparaissent, à 16h nous arrivons au confluent de la Seine et de la Marne à Alfortville et passons sous le pont de Bercy , sous le pont d’Austerlitz et enfin saluons Notre Dame de Paris. A 18h nous sommes confortablement amarrés sur un ponton de port de l’Arsenal sur le canal St Martin en plein centre de Paris. Nous y restons 4 nuits, visites, retrouvailles familiales et amicales sont au rendez-vous de cette escale parisienne. Le 9 septembre la traversée de Paris est marquée par l’anniversaire d’Augustin, petit fils d’Éric. Augustin apprécie l’Ericante sous tous ses angles et comprend l’intérêt des manettes des moteurs. Il fait beau à Paris ce jour là.

9-9-12 travrsée de Paris.jpg Augustin conduit l’Ericante jusqu’au port Van Gogh d’Asnières. Suit le port de Carrières sous Poissy où nous trouverons assez de mûres pour faire 3 pots de confitures. Nous continuons notre descente, Mantes la Jolie, le château de Lully, la Roche Guyon, les maisons troglodytes creusées dans les falaises crayeuses,et nous voici à Vernon pour une nuit. Château Gaillard, le moulin des Andelys, les falaises calcaires et les villages se succèdent vers l’étape gratuite de Poses, escale à ne pas manquer. L’écluse d’Amfreville est la dernière écluse de la Seine ; nous la franchissons de bon matin et le courant nous porte vers Rouen où l’Ericante retrouve son mât. Un grand merci au passage à Monsieur Villetard qui nous a bien aider à remâter. Un petit salut rapide au Gros Horloge et l’Ericante avale avec l’aide du courant de marée les 100 derniers kilomètres pour retrouver la mer au soleil couchant.
Une étape est possible à mi-parcours au pk 309 à Caudebec, très belle cité,sur un ponton réservé aux paquebots. Il suffit d’appeler la veille pour vérifier sa disponibilité.

L’activité commerciale sur les canaux
L’agréable surprise a été la courtoisie des grandes péniches commerciales. Du haut de leur timonerie les bateliers modernes nous saluent toujours et dans les écluses sont vigilants au petit et souvent le dernier sortant nous indiquait qu’il sortirait doucement afin de ne pas nous créer trop de remous. La règle est simple : le petit, plus manœuvrant, doit toujours laisser la priorité aux grands.
Lors des croisements et des trématages dans les canaux étroits les professionnels étaient attentifs à ne pas nous laisser sortir du chenal ce que nos deux safrans ont bien appréciés.
Le fret des péniches est constitué par du vrac : sable, matériaux et grains, par des containers 4 X 9 sur au moins deux étages, par des hydrocarbures et par des passagers étrangers lors de croisières de très grand luxe notamment sur la Saône, les canaux du Centre et latéral à la Loire et la Seine. Photos
L’équipage des péniches de vrac est souvent familial, la voiture et l’annexe sont sur la plage arrière et parfois même la cabane des enfants est présente.
A ce propos il est bon de rappeler qu’une péniche fluviale moyen gabarit transporte l’équivalent de 40 camions et les grands gabarits 5 000 tonnes soit 140 camions.
Nous avons ressenti l’incompréhension des éclusiers devant le refus de VNF, leur employeur, à accepter les demandes d’entreprises souhaitant utiliser les canaux pour le transport de leurs productions, notamment sur le canal du Centre. La raison invoquée est l’impossibilité d’assurer en toute saison la hauteur d’eau nécessaire. Cette précaution a déjà coûter cher cette année au tourisme du Centre et Nivernais. Dès mars, une annonce prématurée de fermeture du canal du Centre au mois de mai par manque de réserve d’eau a provoqué l’annulation des locations de pénichettes.

Le meilleur des canaux: les rencontres d’hommes et de femmes.

Certaines ont été brèves d’autres plus suivies, le long des écluses et des escales mais elles représentent un véritable bonheur. Je vais les évoquer dans le sens de notre route.

La première est familiale : Odile et André habite en Provence et ont la bonne idée de rassembler les cousins de passage autour d’une excellente table dans leur belle maison. La piscine rafraîchissante accueille les 4 cousins et leurs « pièces rapportées » comme l’évoque André qui fera deux long A.R automobile en Arles pour nous. Un grand merci à eux pour cette mini-cousinade.
Le 5 août deux hommes à bord d’une petit vedette en panne de moteur nous hèle nous les remorquons jusqu’au ponton devant une écluse où ils espèrent pouvoir réparer. Le lendemain nous les retrouvons à couple d’un grand paquebot qui les laisse devant une écluse. Par VHF nous confirmons la prise en charge et nous les remorquons jusqu’aux Roches Condrieux où les moteurs démarreront après une petite intervention.
Nous invitons Noël à dîner à bord ce soir là. Il retape depuis plusieurs années dans ce joli port un voilier jaune et partira naviguer dès qu’il sera en retraite.
Un grand Patago 50 attise notre curiosité dans le nouveau port de Confluence à Lyon. Le capitaine nommé Eric vient vers nous et les deux Eric échangent l’histoire de leur construction de bateau, tandis que je reconnais dans sa compagne Anne Marie photographe l’auteur d’un article sur leur voyage précédent en Algérie paru dans Voiles et Voiliers. Elgliss aménagé par Eric et son ami disparu peu avant le premier grand départ va remonter jusqu’à Villeneuve St Georges par le canal de Bourgogne. Eric est un vrai explorateur et aime les endroits «glauques» traduire par authentiques et pas encore atteint par le système économique occidental. L’Algérie, la Roumanie et la Crimée ont été pour eux des terres de prédilection avec le grand voilier. Tenu par son travail Eric viendra à bord à Draveil nous raconter son retour assez pénible par le Bourgogne où il a dû plonger plusieurs fois pour dégager son hélice d’une végétation luxuriante!

C’est sur le canal du Centre que nous ferons connaissance d’Estelle et Richard jeune couple lyonnais amoureux de la douce vie fluviale à laquelle ils consacrent toutes leurs vacances. Ils bichonnent leur pénichette «Youkoukoun» après avoir céder leur première embarcation du nom de «Pouic Pouic». Car ce couple sympathique est aussi plein d’humour. Tout deux sont passionnés par leur travail également, notamment Estelle qui raconte ses différents métiers et maintenant le goût qu’elle a à accompagner les petits enfants lors des récréations vers la lecture et des loisirs interactifs dans une école située dans un quartier difficile de Lyon.
Yoann aidée par Cathy sa maman convoie un vieux voilier à qui il va redonné vie dans le Sud où il pleut moins nous avoue-t-il, et, Thierry ancien pilote naviguant sur une petite vedette habitable montent à bord lors de l’étape à Beaulon sur le canal latéral à la Loire.
Échanges de parcours, d’idées et de livres. Yoann plein d’espoir refait des bateaux et refait le monde et le vit. Rencontre rafraîchissante par sa générosité. Le bouquet de lavande tressé par Cathy va longtemps embaumer l’Ericante. Thierry a un talent certain pour la peinture. Il nous enverra une petite toile de l’Ericante. Nous la découvrirons dans la boite aux lettres à notre retour et elle ira orner les cloisons du carré.
La traversée de Paris sera dirigée par Augustin et son grand-père Eric. Gateau, champagne pour fêter son premier anniversaire à bord et beaucoup de bonheur à bord.

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de l’Espagne au Rhône, du mardi 10 au vendredi 27 juillet 2012

4 escales françaises méditerranéennes dans 4 départements différents sont prévues pour prendre la route du retour par les voies d’eau intérieures de la France.

Port-Vendres, 66 Pyrénées Orientales
Gruissan, 11 Aude
La Grande Motte, 34 Hérault
Port Napoléon à Port-Saint-Louis du Rhône, 13 Bouches du Rhône

Du 10 au 12 juillet 2012 Port Vendres

Nous quittons la belle cala Montjoi et la terre d’Espagne à 7h du matin. Le passage dans le Golf du Lion au cap Creus se fait au moteur. Vers 10h30 le vent se lève de NE et nous franchissons la frontière au près tribord amure.

11-7-12 21h38 Port Vendres.JPG

11-7-12 22h15 Port Vendres colonne du point 0 de la France mesure.JPG

 

A 13h30 amarrage arrière au quai avec un agent du port pour attraper nos bouts dans la jolie ville de Port-Vendres. La mesure du point zéro au niveau des cartes a été faite dans ce port et une belle colonne avec une pierre graduée le rappelle.

L’avitaillement en nourriture française est facile avec le supermarché U tout proche.

 

 

 

 

 

Du 12 au 13 juillet 2012 Gruissan

Départ vers Gruissan pour un rendez vous donné à Benoît et Hélène, en vacances en Lozère qui souhaitent naviguer avec nous sur l’Ericante. Toutes les directions de vent seront également au rdv lors de cette étape. Nous tirons un bord avec un vent NNW force 4 sur une mer formée qui fraîchit 5-6. Puis le vent tourne progressivement au NW puis WNW puis W et enfin WSW. Le cap se corrigeant au fur et à mesure nous atteignons Gruissan sur un seul bord. Nous suivons la grande passe au moteur et nos batos-stoppeurs nous retrouvent amarrés au quai devant la capitainerie après une journée de 8h30 de voile tout au près.

12-7-12 20h31 Gruissan Benoit phtographe hélène bato stoppe.JPG

Du 13 au 18 juillet 2012 La Grande Motte après un essai malheureux à Palavas

Départ à 8h pile avec Benoît et Hélène avec lesquels nous avons toujours du goût à naviguer et les circonstances de navigation nous démontrerons à nouveau que leur côté zen n’est pas leur seule qualité. Des pécheurs équipés de combinaisons étanches et trépieds pour poser les cannes jalonnent la sortie de la longue lagune de Gruissan bordée d’étangs.

13-7-12 8h19 Gruissan départ pêche au trépied.JPG

A 8h35 le capitaine surveille la manœuvre du « hissage » de la GV effectué par nos vacanciers.

13-7-12 8h35 3 marins à la manoeuvre.JPG13-7-12 12h19 de Gruissan à la Gde Motte vent arrière GV et génois tangonné (2).JPG

3 marins à la manœuvre. Les vents arrières favorables permettent de tangonner le génois toujours dirigé par Eric.

 

 

 

 

 

 

 

 

A 17h nous entrons dans le port de Palavas les Flots sans avoir réussi a joindre la capitainerie par VHF. Cette même VHF nous annonce en boucle toutes ½ heure un avis de grand frais pour les heures à venir. Nous avions noté des changements dans le ciel bleu puis blanc moutonnée pour devenir franchement gris menaçant.

13-7-12 18h54 nuages menaçants derrière Palavas les Flots.JPG

Finalement jointe par téléphone la capitainerie nous attribue une place entre 2 ducs d’Albe espacés de 3,50m, après une tentative nous expliquons toujours par téléphone car aucun marinier n’est présent que la largeur de notre bateau ne nous permet pas d’y accéder. Finalement nous pouvons nous amarrer près des bateaux de la SNSM. Le dialogue à la capitainerie est surprenant, La secrétaire seule présente nous explique que la VHF du port ne fonctionne pas, que les 50 places visiteurs mentionnés dans le Bloc marine 2012 ont été vendues depuis longtemps et que l’on peut nous garder qu’une nuit. Elle accepte de téléphoner au port de la Grande Motte pour nous réserver une place. Ouf, c’est possible ! Nous quittons Palavas à 18h30 et à 20h30 les gardiens du port de la Grande Motte contactés sur le canal 9 nous attribue une belle place au ponton d’accueil de la Grande Motte pour les jours à venir.
Soulagés d’être à l’abri pendant le gros temps, nous allons savourer un bon repas dans un petit resto belge un peu en retrait des quais achalandés d’une multitudes de commerces et restaurants.

L’architecture de cette ville sortie du néant il y a 40 ans maintenant a fait coulée beaucoup d’encre déjà. Nous avons appréciés son originalité  qui a su allier des immeubles originaux pas trop élevées, de grands espaces verts et l’espace maritime.

14-7-12 20h34 La Grande Motte les incas immeubles variées formes et couleurs.JPG

15-7-12 14h11 Repas chez Chantal et Jacques.JPGCette escale sera aussi un moment de petite cousinade avec Chantal et Jacques habitant un petit village nommé St Clément la Rivière dans un joli coin de garrigue près de Montpellier. Cette rencontre, auprès d’un rosé frais bu à l’ombre des pins, aux chants des cigales, après une petite baignade à la plage de la Grande Motte, a contribué à la réussite de cette escale.

Du 18 au 27 juillet 2012 Port-Napoléon à Saint-Louis du Rhône

18-7-12 6h18 Départ de la Grande Motte au petit matin.JPG

Nous partons au moteur dès l’aube, à 9h Eole semble s’éveiller, la GV est hissée. A 10h c’est au tour du génois puis à 10h30 c’est le gennaker avec un vent de Nord. A 13h Eole va faire la sieste. Il se réveille à 14h30 par le Sud et ne forcera jamais à plus de 10 N. Nous entrons au moteur dans le golfe de Fos sur Mer industriel à l’Est et préservé à l’Ouest. Les mouillages y sont possibles mais l’entrée bien balisée est à respecter. Les mâts d’un ketch récemment coulé l’atteste tristement.

18-7-12 17h07 ketch coulé devant Port Napoléon.jpg

18-7-12 Libelulles et moustique.jpg

Nous prenons une place disponible dans un catway type d’aménagement que nous n’avions pas vu depuis La Linea à Gibraltar. Les hirondelles profitent des gréements de bateaux et nous découvrons le soir même leur utilité. A la tombée du jour des petits moustiques envahissent les pontons pendant quelques heures. Il suffit de se calfeutrer pendant ce moment ingrat et de s’armer de prises anti-moustiques, d’une crème répulsive aux moustiques et le lendemain d’une crème soulageant les piqûres.

22-7-12 Port Napoleon Magali & Jean Luc.jpgLe 19 juillet est consacré aux prises de contact avec les différents intervenants pour notre démâtage.
Le grutier à la capitainerie, le gréeur, l’électricien pour les changements des cosses inadaptées de notre groupe, le mécanicien pour la révision des moteurs avant la traversée par les canaux. Ce jour est marqué par la rencontre de deux équipières autour d’un sèche-cheveux récalcitrant. La prise de contact positive entraîne un rendez-vous avec leur capitaine respectif sur un des voiliers. Ces honorables personnages en plus de la passion pour la voile découvrent au fil de la conversation avoir fréquenté en même temps un haut lieu de bachotage parisien pour les élèves souhaitant rattrapés quelques années de jeunesse: Les cours Pollès. Jean Luc avoue avec gratitude s’en être sorti grâce à sa femme Magali qui fut institutrice et directrice d’école. Un couple passionné par tout ce qu’ils font qui a opté avec grande sagesse pour un joli petit voilier très confortable après avoir longtemps choisi de régater.

Le 20 juillet l’Ericante est démâté. Jean Luc et Magali nous offrent en plus de bons conseils sur les canaux quelques grosses défenses supplémentaires pour protéger la coque des bajoyers rugueux des écluses.
Le 21, 22, 23 et juillet le Mistral souffle violemment sans discontinuer durant ces 3 jours. Nous sommes vraiment surpris par sa puissance mais l’air reste très chaud.
Le 25 nous allons visiter en vélo les marais avec les flamands roses, les cabanons et jolies barques locales. Dernière baignade méditerranéenne pour ce voyage sur la grande plage de Port St Louis.
Le 26 juillet sortie de l’eau de l’Ericante, Nettoyage de la coque, anodes d’arbres changées, réglage des hélices. Il est fin prêt pour la navigation fluviale. Seul bémol, le groupe refuse obstinément de démarrer. L’erreur réparée du montage de départ par le chantier a abîmé définitivement le moteur qui durant plus d’un an a pris de l’eau de mer.
Le vendredi 27 juillet, à 7h, nous quittons ce port magnifiquement équipé où les intervenants ont été sympathiques. A 8h30 lors du passage de notre première écluse, Magali et Jean Luc sont présents pour nous saluer une dernière fois.

25-7-12 16h35 Port St Louis du Rhône balade cabanons et plates.JPG

27-7-12 8h56 Port St Louis du Rhônel'écluse se lève.JPG

 

 

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Cala Monjoi, du dimanche 8 au mardi 10 juillet 2012

De bonne heure nous passons les îles Hormigas, limite nord de la baie de Palamos, sur lesquelles flotte le pavillon catalan. La mer est bien formée et le vent fort est très irrégulier.

8-7-12 8h18 Cap horizon droit.jpg

C’est au près que nous rattrapons un voilier avec lequel nous «régatons ». Il nous abandonne et part au moteur pour passer le cap Creus réputé pour être dur par vent fort. A 15h 4 444,4 miles au loch de l’Ericante

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Le vent augmente progressivement jusqu’à des rafales à 6 bft sur une mer courte et hachée. A 16h après une entrée musclée l’Ericante est au mouillage dans la belle cala Montjoi. Les eaux y sont claires et chaudes. Le soir il ne reste que 4 voiliers tous français. Nous explorons cette zone protégée sauvage.
Une grève sur les bords de la cala donne accès à un centre de loisirs en totale harmonie avec le paysage. Un plongeur professionnel accompagne le capitaine sous l’Ericante pour régler les pales des hélices. Ce réglage sera bénéfique pour les performances du bateau au moteur. Nous avons la possibilité de dîner au buffet à volonté du centre de vacances. Cette escale nous a ravis et nous la recommandons.

10-7-12 7h24 Départ de la cala Montjoi.JPG

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Palamos, du vendredi 6 au dimanche 8 juillet 2012

Départ à 8h45 de la cala pour une étape de 25 miles sans trop de vent prévu mais nous souhaitons quitter les eaux méditerranéennes avant le 15 juillet et l’afflux de vacanciers. L’aspect de la côte se modifié le long de notre trajet, les pierres sont plus brunes et la végétation devient verte.

6-7-12 9h26  la Costa Brava Nord jolie crique.JPG

A 14h30 nous entrons dans le port de Palamos qui est complet. Des mouillages sont possibles mais sans groupe nous optons pour la marina. A 15h nous sommes amarrés auprès d’un français ronchon qui suite à plusieurs impacts sur sa coque appréhende les arrivées de voisins.
Un avis de vent fort nous retient deux nuits dans cette marina. La ville est très touristique.

 

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La Caleta, du jeudi 5 au vendredi 6 juillet 2012

05-7-12 10h43 Barcelone Ericante au port Olympic.JPG

Nous quittons Barcelone et la Costa Dorada pour un mouillage à proximité de Lloret del Mar.
Comme d’habitude nous devons tirer le matin des bords et l’après midi avancer GV, génois et trinquette avec un vent de SE. Nous arrivons à la Caleta juste avant la nuit qui tombe à 21h40.

Mouillage sympathique au pied d’un beau château romantique où des bateaux à rames nous frôlent dans la nuit. Les néons de la Costa Brava brillent de l’autre côté de la baie. Nous sommes bien abrités des vent de NE mais la houle roule bien le bateau toute la nuit.

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