De Morannes pk90 à Sablé-sur-Sarthe pk72 le mercredi 16 avril 2025

Nous quittons le ponton de Morannes à 10 h 20. Le château féerique de Chemiré apparaît. Et puis de belles demeures embellissent les bords de la Sarthe jusqu’à Sablé, que nous atteignons à 15 h 20 après 3 passages d’écluse.

                 

Devant l’écluse, un rond jaune signifie qu’il y a un éclusier, un rond rouge interdit le passage et un rond bleu indique que l’on doit écluser seul. Dans ce cas, Anté débarque sur le petit ponton et va manœuvrer l’écluse toute seule.

Le capitaine du Sablésien vient nous saluer. La ligne de Megawatt lui plaît et c’est avec intérêt qu’il découvre son aménagement et sa double motorisation. À son tour, il nous présente son bateau-restaurant bien rénové. Geoffroy est un professionnel attaché à la qualité et très charismatique. Lucie, son épouse, l’accompagne dans ce travail de réception avec beaucoup de gentillesse et d’efficacité.

Le port de Sablé est situé devant le château reconstruit au XVIIIe siècle sur sa base médiévale fortifiée, entouré d’un parc remarquable. Tous les commerces sont à proximité, dont une supérette bien achalandée sur la place Elize.

Le vendredi, nous allons à pied jusqu’à Solesmes. Un circuit nous a été indiqué à l’office du tourisme : 8 km aller-retour par un sentier qui longe la Sarthe. L’abbaye néogothique est majestueuse. En ce Vendredi Saint, les horaires des offices sont modifiés et l’église abbatiale, seule partie ouverte au public, est silencieuse, propice au recueillement et à la méditation.

Au retour, un pêcheur nous explique que le ponton de Solesmes est inaccessible momentanément. Le « capitaine » d’un bateau de location a oublié une corde d’amarrage en partant, ce qui a sérieusement fragilisé le ponton.

Le lendemain, au cours d’une promenade en ville, nous découvrons une salle de Boule de Fort. Le terrain est incurvé et les boules que l’on fait rouler sont lestées de façon asymétrique.

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De Châteauneuf PK 103 à Morannes PK90 le lundi 14 avril 2025

À 10 h, la copitaine va à l’écluse où un couple israélien tente avec difficulté la descente avec un bateau de location. La femme est effrayée et ne tient pas la corde. Le capitaine de MegaWatt reste en attente sur le ponton du port. Communication par téléphone et grands moulinets de bras. J’aide le mari à vider, sans fin. La vantelle amont n’est pas baissée…

Un rond jaune devant l’écluse signifie qu’il y a une éclusière ou un éclusier ; si le rond est bleu, pas d’éclusier, il faut faire la manœuvre tout seul.

Enfin, à 11 h 55, la 2e écluse de la Sarthe est dépassée. Nous passons devant Brissarthe qui offre un joli ponton équipé, peut-être pour le retour. Aujourd’hui, nous visons Morannes.

À 13 h 10, Megawatt est amarré au ponton dédié à La Gogane, bateau-promenade électrique encore en hivernage. L’accueil des propriétaires des bateaux voisins est parfait. Comme nous le constaterons plus loin, certains s’en servent comme petites résidences secondaires dès les premiers soleils. Le camping tout proche propose pour 2,50 € la douche dans des locaux tout neufs.

Cette petite commune nous convient : une épicerie, un boucher-traiteur aux produits délicieux, une boulangerie et une communauté de 3 religieuses, petites sœurs de Saint-François-d’Assise, vivent dans une nature bien plaisante.

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De Cheffes à Châteauneuf-sur-Sarthe le dimanche 13 avril 2025

Nous quittons tard cet endroit accueillant pour découvrir 7 km plus loin le village de Juvardeil. Le paysage devient plus boisé. Amarrés à un solide ponton de bois avec 2,10 m de profondeur d’eau, nous y entendons le 1er coucou de l’année.

Nous avisons un restaurant-bar-épicerie-culture-gîte portant le nom de Court Circuit à une centaine de mètres de Megawatt. Nous y savourons un café accompagné d’une boule de glace bio citron-verveine pour la copitaine et caramel-beurre salé pour le capitaine, dans un lieu atypique affichant simplicité, qualité et culture. Brève rencontre bien agréable. Déjà 15 h.

 

Ayant avancé à l’électricité le matin, il nous faut trouver un lieu équipé d’une borne pour la nuit. À moins de 3 km est indiqué le port de Châteauneuf. 40 min plus tard, nous y sommes.

La borne du ponton n’est pas raccordée, mais un camping-car garé à 50 mètres sur un CarPark est branché. Un couple nous explique qu’une application indique toutes les aires et leurs équipements. Eux ont choisi un petit fourgon minimaliste pour leurs escapades. Nous tirons la rallonge et la fée électricité monte à bord. Nous franchissons le pont en quelques pas pour nous dégourdir les jambes et rencontrons l’éclusière et son frère, qui est venu en renfort pour démarrer la tondeuse. Il incombe à la personne assurant les éclusages d’entretenir et d’embellir les abords. Il nous promet la plus belle escale de la Sarthe à Morannes : sa commune d’origine et de vie. À Châteauneuf, l’immense moulin a été entièrement restauré en logements sociaux par la commune. Le port, par contre, nous a semblé à l’abandon et les sanitaires du camping jouxtant ont été saccagés. Le grand camping-car passant la nuit à proximité nous rassure un peu.

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d’Angers à Cheffes-sur-Sarthe le samedi 12 Avril 2025

Ce matin, nous visitons le musée de la tapisserie d’art moderne situé dans l’ancien hôpital du quartier de la Doutre. Les bâtiments et jardins de style roman nous plaisent beaucoup.

L’attraction majeure du musée est la tapisserie « Le Chant du Monde » de Jean Lurçat. Cette longue tapisserie est une magnifique réponse colorée à la vision médiévale du monde révélée par la tapisserie de l’Apocalypse exposée dans le château d’Angers.

Depuis 10 ans, un concours international de mini-textiles (12 × 12 cm max.), avec cette année le thème « Tisser le futur », est exposé dans cet espace. En plus du jury, le visiteur est invité à voter aussi pour l’œuvre de son choix parmi les 72 exposées ; nous déposons notre bulletin dans l’urne après 2 heures consacrées à ce lieu artistique.

Après un déjeuner tardif, nous nous éloignons à 15 heures passées de cette ville riche d’histoire et d’art.

Après le pont Confluences, nous traversons un spot d’entraînement de régates.

À 16 h, nous longeons l’île Saint-Aubin, triangle de terre qui est la limite entre la Maine, la Mayenne et la Sarthe.

Nous parcourons 18 km de rivière aux abords plats, un peu monotones. Et un peu avant 18 h, la première écluse de la Sarthe : 3 coups de trompette et une charmante éclusière apparaît pour nous ouvrir les portes.

Le petit port de Cheffes à 3 pontons offre une place confortable avec eau et électricité. Le cadre est féérique : sur bâbord, le barrage et son grand moulin et, à tribord, le pont peu fréquenté, une chapelle dans un cadre bucolique et, en retrait, un camping n’ouvrant qu’à la fin mai.

 

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De Bouchemaine à Angers le mercredi 9 avril 2025

Après être passés régler la facture de réparation effectuée avec succès au magasin GriffNautic, nous quittons le ponton de La Pointe à 11 h 30 pour rejoindre, à 1 km en propulsion électrique, le ponton de Bouchemaine afin de bien visiter l’ancien village évoqué dans l’article précédent.

Nous déjeunons à bord puis nous partons vers Angers au diesel, car un vent de nord s’est levé avec de fortes rafales. Des prairies inondées bordent la Maine et les oiseaux y sont nombreux à nicher en cette saison.

Des camions militaires « dépliables » mettent à l’eau des pneumatiques ; le chef de bord nous salue.

Le niveau d’eau élevé nous permet de franchir le barrage du seuil en Maine par la passe marinière et d’éviter cette première écluse.

Très vite, le château-fort d’Angers apparaît et nous trouvons une place sur le ponton A de la cale de la Savatte. L’emplacement est idéal : le quartier de la Doutre, riche en bâtiments culturels et hôtels particuliers côté quai, et en face, le Château du Roi René avec ses rues commerçantes.

Quelques lieux qui nous ont touchés : ancien grenier à grains Saint-Jean, musée Jean Lurçat « Le Chant du Monde », plein de couleurs et d’espoirs, et l’exposition de la tapisserie moderne (Thomas Gleb, Grau-Garriga et tous les nouveaux) dans l’ancien hôpital et logements des sœurs, ses jardins, apercevoir l’école des Arts et Métiers et ses étudiants heureux, le château d’Angers et sa tapisserie de l’Apocalypse.

Le point décevant est le gestionnaire du port, qui est seulement un loueur de places de parking et, depuis plus d’un an, gère le ponton comme un garage. N’espérez aucun service d’accompagnement de type capitainerie. Nous avions fait suivre un courrier à l’adresse du secrétariat situé près de la gare. L’employé présent sur le ponton nous indique gentiment où trouver le bureau. Il nous a été répondu très malhonnêtement que le courrier serait renvoyé à l’expéditeur sans autre forme de recherche. Alors que nous avions réservé par Internet en remplissant correctement toutes nos données en amont. Quand la bêtise s’allie à la méchanceté…

Nous recommandons cette escale pour la douceur de vivre angevine.

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