Villefranche sur Mer, du mardi 22 au vendredi 26 mai 2017

Cap sur la France. Nous partons de bon heure pour rejoindre le territoire national. A 7h la température extérieure est de 20°, un petit vent de nord nous permet d’avancer à 3 nœuds à la voile. Au cours de la matinée, le vent diminue et c’est à 2 nœuds que nous passons devant San Remo. Il y a dans la baie plusieurs grands bateaux dont le voilier Sea Cloud II que nous avions déjà vu à Monopoli en Adriatique.

Les gardes côtes de San Remo nous interpellent à la VHF. Sur la carte nous ne sommes pas en zone interdite, par contre il est noté « crawling forbidden« . Dictionnaire: crawling signifie ramper ? Nous croyons comprendre que nous n’allons pas assez vite et les gardes côtes pensent que nous trainons volontairement. Le vent étant complètement tombé, nous mettons un petit coup de moteur pour passer la frontière.

  

Devant Menton, un vent d’est léger se lève et c’est sous gennaker que nous passons devant Monaco. Les poissons français ne sont pas plus attirés par nos hameçons que les poissons italiens, et nous relevons les lignes devant le cap Ferrat sans n’avoir rien pris. A 15h, nous entrons dans la baie de Villefranche, elle est barrée par un gros paquebot, qu’il nous faut contourner pour atteindre la zone de mouillage.

     

Le mouillage est bien abrité, l’eau atteint presque les 20° et il n’y a pas de méduse en vue

    

Lors de cette première escale en France continentale, nous avons trouvé la France telle que nous l’aimons. En cette fin de mois de mai, il fait beau, pas trop chaud, les commerçants sont aimables sans être obséquieux. Les prix ne sont pas exorbitants.

 

Nous avons appréciez les glaces de ce glacier installé dans une petite rue. Il nous a raconté son parcours, il est installé depuis 2 ans, les glaces sont fabriquées à Annecy et l’été il va, de temps en temps, livrer des glaces sur de grosses vedettes mouillées en rade. La ville est fleurie et nous sommes encore proche de l’Italie.

 

La rue obscure fait parti de ce qu’il faut voir à Villefranche. Le petit port accueille quelques voiliers et surtout des petits bateaux de pêche.

 

Donnant sur le port, la chapelle des pêcheurs a été entièrement décorée par Jean Cocteau.

           

Au centre de la ville, la citadelle est occupée par la mairie et 4 musées entièrement gratuits. Les sculptures de Volti nous ont émus. Cet artiste de Villefranche a, dans toutes ses œuvres, conjugué la beauté, la féminité et les rondeurs, le thème de la maternité y est omniprésent.

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Imperia, du lundi 22 au mardi 23 mai 2017

 

Pour cette dernière étape italienne, nous partons de bonne heure, juste après le lever du jour. Nous passons devant le village encore endormi de Varigotti et sa plage aménagée. Une peu avant 8 h nous croisons quelques grands dauphins 3 ou 4.

      

A midi nous arrivons et mouillons à l’ouest des 2 ports d’Imperia. Dans le port le plus proche arrive de gros yachts, nous sommes mieux à l’extérieur. Par 4 mètres de fond de sable l’eau a une couleur émeraude et l’ancre est bien visible. Par contre les méduses n’incitent pas à la baignade.

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Pointe de Crena, du dimanche 21 au lundi 22 mai 2017

Nous quittons Gênes le dimanche à 8h du matin il fait beau et il y a un  peu de vent. Nous mettons maintenant le cap à l’ouest. Comme souvent depuis notre départ de Riposto je mets les lignes de traine à l’eau. 2 lignes, une ligne à thon avec un gros hameçon et un leurre spécial thon et bonite, la deuxième ligne est une ligne à maquereau avec paravane et arbalète. Et comme d’habitude rien ne mord. J’ai beau changer les lignes, changer les leurres, changer les lest, changer la vitesse rien n’y fait. Il faut dire qu’en Méditerranée on ne voit pas beaucoup de bateau qui pêche à la traine. Les professionnels pêchent au chalut et les amateurs au lancer.

 

 

Mais qu’à cela ne tienne, on avance bien à la voile avec un vent de nord au début qui tourne sud ouest ensuite, ce qui nous permet d’arriver à 16h au lieu de mouillage devant une plage entre le cap Noli et la pointe de Crena. Le mouillage sur fond de sable, de bonne tenue, a peu d’intérêt, une longue plage bordée d’une route et il y a un peu de houle.

Le lendemain le soleil levant donne à la côte des couleurs chaudes de plus bel effet.

     

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Gênes, du mardi 16 au dimanche 21 mai 2017

       

Nous quittons le mouillage de Rapallo à 8h30. Il fait déjà chaud, 30° à l’extérieur 25.8 à l’intérieur. La mer est calme et le soleil brille. Une demi heure plus tard nous sommes devant Portofino, le « Saint Tropez«  italien. Nous entrons doucement au moteur dans ce lieu de villégiature de la jet-set, passons devant de belles maisons en partie masquées par leur jardins et devant de magnifiques grands voiliers pour arriver dans un petit port méditerranéen typique avec quelques barques et petits bateaux à moteur.

      

C’est probablement cette authenticité préservée ou reconstituée qui fait le charme du village.

Nous contournons la pointe de Portofino, arrivons devant l’entrée de l’anse de San Fruttuoso et entrons dans la baie. Celle-ci est très étroite et profonde, il nous paraît difficile d’y mouiller. Au fond de la baie nous pouvons voir l’abbaye qui date du moyen âge. Cette abbaye n’est accessible que par la mer, un navette vient régulièrement de Gênes.

 

Nous poursuivons notre route vers Gênes, il fait beau, le vent est très faible, nous avons du temps devant nous. Nous tirons des bords dans la baie de Gênes à une vitesse variant entre 0,2 et 2 nœuds. Évidement à cette vitesse nous ne grignotons même pas un mile à l’heure vers notre destination, mais nous sommes bien sur l’eau et pas pressé de nous retrouver en pleine ville.

 

A 16 heures nous craquons et lançons les moteurs, à 17h nous sommes amarrés dans la marina de porto antico, où nous avons été bien accueillis. La marina a la réputation d’être une des meilleures d’Italie. La secrétaire parle français, les sanitaires sont impeccables, l’accès est sécurisé, un gardien fait des rondes régulières et nous sommes entre de hauts bâtiments, à priori bien protégé des tous les vents.

 

Nous sommes restés 5 jours à Gênes, C’est une ville vivante, cosmopolite et attachante.

L’activité de la ville est centrée sur les ports. Le port de commerce, à l’écart, est le plus important d’Italie, le port des ferries est très actif avec des lignes régulières vers la Corse, la Sardaigne, la Sicile et l’Afrique du nord.

                         

 

Les abord du ports sont très vivants avec de nombreux petits commerces, des rues piétonnes étroites et, comme partout en Italie, des églises. L’intérieur des édifices religieux est richement décoré avec souvent d’impressionnantes compositions de marbre.

                              

                            

                                   

Nous avons pris le funiculaire pour voir le port d’en haut. La ville est étendue et la partie récente très périphérique. Les toits des immeubles anciens sont souvent occupés par des maisons avec jardin et vue sur le port.

        

Le musée de la marine, situé à deux pas de la marina, nécessite une visite de plusieurs heures et offre en prime la visite d’un sous marin classique à flot. A coté de ce musée, sur une barge, est installé un espace sensoriel. Il s’agit d’un parcours dans le noir complet. On est guidé dans plusieurs pièces et même dans un bus par un non voyant qui nous explique comment il vit, s’oriente et fait tous les gestes de la vie quotidienne qui nous paraissent si simples avec deux yeux.

 

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Rapallo, du lundi 15 au mardi 16 mai 2017

Nous quittons la baie confortable de Grazie ce lundi matin à 8h 30 , il fait beau et le vent est très faible. Nous passons au moteur dans l’étroit chenal qui sépare Porto Venere de l’île Palmaria. Le village de Porto Venere est un plus grand que Grazie. Il est connu pour son château qui domine le village et ses églises.

 

A la sortie du chenal nous mettons le cap au nord ouest et passons devant les villages des cinq terres que nous avons visités il y a quelques jours.

 

Dans le courant de l’après midi nous côtoyons la faune marine, outre les janthines dont les écailles tapissent la mer, un aileron non identifié, un banc de thons et des puffins.

   

Les puffins sont des oiseaux qui passent leur vie en mer. Il ne viennent sur terre que pour la reproduction, le plus souvent dans des îles. Nous les avons entendu la nuit à Sao Jorge aux Açores chant des puffins Sao Jorge. Il s’agit de grands migrateurs parcourant tous les ans 40 000 miles en passant deux fois l’équateur. Ils vivent en colonies d’une vingtaine à une centaines d’individus. Sur l’eau ils ressemblent à des canards et leur vol est particulier : ils planent au ras des vagues semblant s’appuyer sur un coussin d’air qui recouvrirait la mer.

    

A 16h le ciel est très sombre et une petite pluie vient rafraichir l’atmosphère, mais cela ne dure pas et à 17h30 nous mouillons devant l’entrée du port de Rapallo, un des plus cher de Méditerranée.

Nous sommes le seul bateau mouillé, autour de nous plusieurs bateaux sont sur corps-morts. A quelques mètres de nous un petit canot est occupé par deux pêcheurs à la ligne qui nous saluent et resteront pêcher jusqu’à la nuit tombée. 

 

 

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