Barbate du lundi 23 au mardi 24 avril 2018

Ce matin le vent d’ouest s’est calmé et une petite brise vient du sud. Le vent du sud s’accompagne d’une brume jaunâtre et à son lever le soleil est terne.

    

La visibilité est faible et il faudra attendre plusieurs heures avant de revoir le rocher de Gibraltar toujours coiffé de son nuage blanc.

Une fois doublée la Punta Europa, au sud du rocher, le vent s’oriente à l’Est. Le temps est beau, la mer agitée et le trafic des cargos intense.

 

   

Nous naviguons avec GV à deux ris et moteur jusqu’à Tarifa, le point le plus sud de l’Espagne, que nous passons à 15 heures sur une mer devenue très agitée. Ici commence la remontée vers le nord. Le vent est toujours d’Est de 22/24 nœuds avec de rafales à plus de 30. Nous avançons vite sous génois seul et la mer d’arrière demande beaucoup de travail à Léon, notre pilote automatique.

 

Le vent s’atténue en fin d’après midi pour être presque nul en entrant dans la marina de Barbate. Une première photo de l’Ericante est prise par un bateau de pêcheurs professionnels qui entre en même temps que nous dans le port. Bien qu’il soit 19h 30 nous sommes bien accueillis par un pontonnier qui nous aide à nous amarrer où nous voulons. 

La marina de Barbate est une petite marina très propre, presque vide et il n’y a pratiquement rien autour, même pas un bistrot ! Mais beaucoup de marcheurs sportifs.

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Estepona du jeudi 19 au mardi 23 avril 2018

Après une mauvaise nuit, nous quittons tôt le mouillage rouleur de Benamadena. Le temps est beau et le lever du soleil sur notre arrière donne au ciel des couleurs fascinantes.

 

Le vent est bien orienté, au Nord Est, mais il est faible et il faut souvent aider les voiles avec un moteur. Chaque plage de la Costa del Sol est bordée par deux ou trois rangées de grands immeubles. A la jumelle on  voit le matin les engins de nettoyage de plage et l’après midi quelques personnes malgré la température encore fraîche de cette fin avril.

     

Un peu avant l’entrée dans le port nous apercevons la silhouette du Rocher de Giblaltar coiffé d’un nuage blanc. Nous avons passé le détroit de Gibraltar à deux reprise d’Ouest en Est mais jamais dans ce sens.

Arrivée à 16 h à la marina d’Estepona, l’accueil y est aussi chaleureux que lors de notre premier passage en 2012, avec, ce qui est unique, une bouteille de vin offerte à chaque équipage.

Les jours qui suivent sont marqués par un fort vent d’ouest et un temps souvent couvert. Nous en profitons pour nous approvisionner dans les deux super marchés à proximité de la marina et au marché du dimanche, faire des ballades sur la rambla et sur la digue, puis fêter l’anniversaire du capitaine pendant que les grosses vagues viennent exploser sur la jetée.

 

Le lendemain de notre arrivée nous retrouvons Sylvain, Crystal et Gaïa, ils ont navigué alors que le vent d’ouest était établi et se sont fait peur dans l’entrée de la marina où des grosses vagues déferlent. Il faut bien choisir son moment et pouvoir virer vite pour ne pas être pris de travers par la déferlante suivante.

L’escale à Estepona est une escale agréable, la marina est bien abritée, elle est bordée des nombreux bars et restaurants qui ne nous ont jamais gêné, il n’y a pas de musique assourdissante.

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Benalmadena du mercredi 18 au jeudi 19 avril 2018

Une journée toute au moteur, le vent arrière n’atteint jamais la force 2.

Nous jetons l’ancre en milieu d’après midi au nord de la marina de Benalmadena. La mer est calme. Une jonque en profite pour emmener quelques touriste  pour une courte sortie en mer. La houle se lève dans la soirée rendant la nuit plutôt inconfortable.

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Ensenada de Herradura du mardi 17 au mercredi 18 avril 2018

 

Le mardi 17 avril nous pouvons enfin larguer les amarres et mettre le cap au sud, vers la sortie de la Méditerranée. Nous retrouvons la navigation sur cette mer en longeant la côte andalouse dominée par la Sierra Nevada. Départ au moteur sans vent, un peu de vent plein arrière à 11h : geenaker, force 5 à 15h : génois seul puis plus rien à 17h : moteur.

A 18h30 nous sommes mouillés dans l’anse Herradura au sud de la Punta de la Mona. La mer y est parfaitement calme, sans la moindre houle. Nous retrouvons dans cette baie deux voiliers qui étaient partis un peu avant nous d’Almerimar: Samasama et un Ketch danois.

 

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Almerimar du mercredi 4 au mardi 17 avril 2018

Le mercredi 4 avril dans l’après midi nous sommes de retour à bord d’Ericante. Il fait beau et chaud.

Du pont du bateau l’on peut voir le port et, au loin, la Sierra Nevada enneigée. Ericante a peu souffert de l’hiver qui fut très venté avec plusieurs forts coups de vent. Les batteries sont chargées à bloc, les panneaux solaires ont bien fonctionné. Le bimini sur lequel repose les panneaux est un peu déchiré, mais rien de grave.

 

Jeudi, repos après le voyage, vendredi antifouling. Samedi et dimanche le vent est très fort le voilier tremble sur ces supports. Nous faisons connaissance avec Bertrand dont le voilier doit être mis à l’eau lundi comme le nôtre. Nous rencontrons également Jean Charles dit Jessie. Il vient d’arriver en France avec sa femme Lili et sa fille après de nombreuse années en Afrique du sud. La vie en Afrique du sud est devenu difficile pour les blancs.

Lundi le vent d’est souffle de 15 à 25 nœuds. La mise à l’eau s’effectue sans difficulté. Le chef de chantier nous attribue une place large pour une manœuvre facile. La place n’est pas très bien protégée mais à distance de la route et de ses restaurants. La vue sur les montagnes est superbe.

Le lendemain de notre mise à l’eau un cata vient à coté de nous. Il s’agit d’un Lagoon 40 neuf qui est convoyé des Sables d’Olonne jusqu’en Sardaigne. Les convoyeurs sont 2: Filou, devenu professionnel de la plaisance, après plusieurs années de navigation en famille sur un rêve d’Antilles, et Robert retraité, équipier, aventurier. Ils se sont arrêtés en raison du mauvais temp. Nous passons toute une après midi à discuter dans le carré de nos différentes aventures.

 

Au bout du ponton il y a un beau Ketch en acier de 17 m Sama Sama. À son bord Sylvain, Krystal et Gaïa. Sylvain est français, Krystal australienne, ils sont tous les deux apnéistes, et Gaïa, leur fille est âgée de 11 mois.

                          

Nous avions demandé au voilier d’Almerimar: Colin de faire quelque chose pour notre capote qui avait tendance à servir de cuvette quand il pleuvait. Il a posé une latte qui ne sert à rien et nous a fourni un bâton à poser sous la capote afin de supprimer le creux! C’est loin d’être idéal et loin d’être donné.

En reposant la capote la barre en carbone qui maintien le bimini tombe à l’eau. Il y a 6 m de fond et l’eau n’est pas claire, malgré tout Sylvain la remonte à la troisième plongée en apnée.

Au bout de 5 jours tout est prêt et nous attendons une bonne fenêtre météo pour mettre le cap au sud. Nous retrouvons Bertrand sur son voilier Girouette et une fois encore chacun raconte ses aventures.

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