Aujourd’hui il fait toujours très beau et il n’y a pas du tout de vent. Nous croisons de nombreuses grosses méduses que l’on voit bien par cette mer d’huile
Après 6 heures de moteur mouillage dans la baie d’Abersoch. Il y a plusieurs voiliers sur corps morts dans la baie.
De Fishguard à Aberystwyth le dimanche 12 mai 2019
En partant de Fishguard pour atteindre le port suivant d’Holyhead, il y a plus de 80 miles et ce n’est pas possible en une marée. Nous ferons donc de plus courtes étapes pour avoir toujours le courant avec nous.
Il fait très beau ce dimanche matin et nous levons l’ancre à 10h 30 la mer est calme et le vent de NNE force 2 à 3 nous permet de faire la plus grande partie du trajet à la voile.
Nous mouillons en fin d’après midi devant la plage sud d’Aberystwyth. Nous voyons de loin la ville réputée comme belle station balnéaire et par son université.
Entre la pointe sud ouest du pays de Galles et le pointe sud est de l’Irlande la mer celtique est étroite et le courant fort. Il faut impérativement naviguer avec lui.
Nous quittons Milford Haven à marée haute, à 9h, après avoir fait le plein de gas oil.
Pour contourner St David Head il y a deux « passages à terre » dans lesquels le courant peut dépasser les 6 nœuds. Le premier semble périlleux entre l’île Homer et la terre, nous contournons l’île Homer, ce qui rallonge de 4 miles, mais, avec le courant portant, ça passe assez vite par contre nous sommes copieusement secoués par une mer désordonnée qui nous fait rouler et tanguer pendant un bonne demi-heure.
Le second passage entre l’île Ramsey et la côte est plus large, nous approchons de la fin du jusant et le courant est modéré.
Nous entrons dans la large baie de Fishguard et mouillons à marée basse dans 5m d’eau en début d’après midi .
Nous avons lu que la mairie de Fishguard abritait une longue tapisserie inspirée de la tapisserie de Bayeux. Il est encore tôt et nous débarquons en annexe pour voir la dite tapisserie. Ce sera rapide puisque nous arrivons 5 minutes avant la fermeture. Cette tapisserie de 30 m de long raconte la dernière invasion française en Grande Bretagne en 1797, elle n’est pas à la gloire des Français!
L’intérêt artistique n’est pas des moindres. Dessinée par une artiste, Elizabeth Cramp en 2007. 77 brodeuses et brodeurs, habitants la région, ont participé à sa réalisation. Ceci nous rappelle les tisseurs de liens de Logonna dont fait partie Anté.
Une étape de 92 miles à faire dans la journée. Pour ne pas arriver de nuit nous avions prévu de partir à 2 heures du matin. Le réveil n’a pas sonné, ou nous ne l’avons pas entendu, nous ne partons qu’aux premières lueurs du jour. Avec un faible vent de force 3, sous gennaker et un courant portant nous arrivons au mouillage de Dale, dans le chenal de Miflord Haven, avant la tombée de la nuit. Nous avons parcouru les 92 miles presque tout le temps avec la seule force d’un vent de moins de 10 noeuds en 17 heures. 5,4 nœuds de moyenne.
Si nous n’avons pas eu beaucoup de vent dans la journée nous avons beaucoup la nuit au mouillage. Le baromètre a chuté rapidement et malgré l’abri de la côte, les rafales dépassent les 30 nœuds.
A 8h 30 une petite accalmie nous permet de lever l’ancre et d’aller à la marina de Milford Haven.
La marina est confortable et la ville galloise est très britannique : des rues avec des maisons toutes semblables ayant chacune leur bow window et leur minuscule jardin devant, des pubs aux devantures toujours sombres, des églises toutes protestantes mais chacune différentes et une population calme.
Ce matin il fait beau, le vent est très faible et la mer descend. Pour contourner la pointe sud ouest de la Cornouaille anglaise nous allons bénéficier de 10 h de courant portant assez fort. Le courant de la rivière au départ, puis le jusant de la Manche et enfin le flot de la mer d’Irlande.
Nous doublons le cap Lizard, qui marque l’entrée de la Manche, à plus de 8 noeuds malgré un vent faible, puis Land,s End accompagné par un dauphin et son petit
A l’heure du thé nous avons parcouru nos 60 miles.
Avec l’aide d’un athlétique sportif cornouaillais, nous attrapons une bouée dans le port de St Ives, et à l’heure du diner nous sommes échoués. Le sol de sable fin est plat. Ericante est posé bien doit au milieu du port, c’est le seul voilier de sa taille.
Le lendemain, premier bain de pied de l’année pour débarquer, et nous allons flâner dans une ville très animée, tous les commerces sont ouverts mais les administrations dont le bureau du port sont fermés car ce lundi 6 mai est férié en Angleterre c’est le « Spring bank holiday ».
Le soir nous allons mouiller sur ancre dans la baie à flot afin de pouvoir partir tôt le lendemain.