Du Ségala à Toulouse du dimanche 19 au jeudi 30 juin 2022

Le Ségala est un hameau calme, il n’y a qu’un commerce: un restaurant mais il est actuellement fermé. Le village dont dépend ce hameau se trouve à un kilomètre : La Bastide d’Anjou où il y a un supermarché et tous les commerces.

L’escale serait très agréable s’il n’y avait pas deux usines d’où sortent plusieurs dizaines de camions qui passent sur le pont tous les jours.

Nous hésitons à laisser le bateau ici pendant une dizaine de jours. Nous allons en vélo voir Port Lauragais à quelques kilomètres. Il s’agit d’un vrai port fluvial avec eau et électricité, mais il est situé à coté d’une aire d’autoroute.

Après avoir longuement discuté avec le gérant de la société de location Navicanal basée à port Lauragais, il nous semble préférable de laisser le bateau au Ségala, D’autant plus que le couple qui habite sur la péniche bleue nous a assuré qu’il veillerait sur MegaWatt et a dirigé une de ses caméras de surveillance vers notre bateau.

Nous avons profité de notre passage à port Lauragais pour visiter le seuil de Naurouze et les installations d’alimentation du canal réalisées sous Louis XIV par Paul Henri RIQUET, à la mémoire duquel a été erigé un obélisque.

     

Le soir nous trouvons une place à l’ombre le long de la berge à Gardouch. En ce premier jour de l’été il commence à faire très chaud. A l’ombre il fait moins chaud mais les panneaux solaires ne chargent pas…

 

Le mardi 21 juin, en début de matinée, nous parcourons quelques kilomètres, pour faire une courte escale à Négra, sur le ponton de base locaboat, où nous sommes bien accueillis.

Nous pouvons faire le plein d’eau et et visiter le village qui compte quelques belles bastides. Nous rencontrons un couple de « voileux » qui comme nous avec l’âge, ont trouvé un petit trawler d’occasion pour continuer à naviguer. Échanges d’informations comme toujours agréables.  Nous repartons en début d’après midi, eux vers l’Est et nous vers l’Ouest. 

Les écluses descendantes sont beaucoup plus calmes que les montantes, il n’y a aucun remous. Nous quittons des écluse vides.

Le soir nous arrivons à Montgiscard, il y a un petit quai mais nous préférons nous installer en face pour être plus loin des bruits de la route.

Sur le quai il y a trois bateaux deux d’entre eux vont à Toulouse au port de Saint Sauveur. Les propriétaires nous expliquent qu’ils vont, comme nous, laisser leur bateau au port pour deux mois et revenir en septembre, lorsqu’il fera moins chaud et qu’il y aura moins de monde.

Le village de Montgicard est bâti autour d’une église dont le clocher est un fronton.

   

Au village il y a également une curieuse maison décorée en fer forgé.

Après Mongiscard nous abordons notre dernière étape de la saison. Cette dernière parie du canal du midi est agréable, entièrement bordée d’arbres.

 

Entre midi et 13 heures les écluses sont fermés. Nous nous arrêtons donc à midi à l’écluse du Castanet, au bord de laquelle nous trouvons un bon restaurant.

Nous poursuivons notre route vers Toulouse en passant successivement devant le port de Ramonville puis sur un pont canal passant au dessus de l’autoroute

 

Enfin nous arrivons au port Saint Sauveur, en plein coeur de Toulouse. Nous nous amarrons devant la capitainerie, au ponton dont d’accueil dont l’accès un peu difficile. Les formalités sont simples et rapides. Nous allons pouvoir laisser MegaWatt pendant deux mois dans un port bien sécurisé.

 

 

 

 

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D’Argens au Ségala du jeudi 26 mai au jeudi 9 juin 2022

Nous avons loué une voiture à l’aéroport de Toulouse afin de visiter le Minervois. Nous retrouvons MegaWatt à Argens le jeudi 26 mai. Il a été bien surveillé par Michel et Lydie de la péniche RogeAndrée.

Il fait beau mais il souffle un fort vent de nord ouest. Ce vent doit encore être fort pendant deux jours. Nous profitons de la voiture pour acheter deux chaises et une petite table de jardin à Lézignan. Puis nous allons visiter le village de Minerve, l’abbaye de Fontfroide et la ville de Narbonne où nous devons laisser la voiture.

Le village médiéval de Minerve perché sur son éperon rocheux est impressionnant et très visité.

        

Beaucoup de porches sont surmontés d’un oculus dont la fonction nous échappe.

La visite guidée de l’abbaye cistercienne de Fontfroide est passionnante, elle retrace un millénaire de ces bâtiments et de la vie monastique.

  

Narbonne est une grande ville avec de nombreux bâtiments anciens, elle est traversée par le canal de la Robine qu’enjambe un pont habité.

          

Le dimanche 29 mai le vent est tombé le temps est un peu couvert. Nous reprenons la navigation , les biefs sont assez courts et les écluses se succèdent. Dans cette partie du canal beaucoup d’écluses sont automatiques, c’est à dire sans éclusier. Marie Andrée débarque juste avant l’écluse, je fais entrer le Megawatt dans l’écluse et elle récupère avec une gaffe les amarres avant et arrière. Elle déclenche ensuite la fermeture des portes et tient l’avant, moi l’arrière pendant le remplissage.

       

Après une nuit le long de la berge à Puycheric nous arrivons à Trèbes dont Michel nous a vanté les mérites. Il y a en effet des quais mais il y a aussi beaucoup de bateaux et le village est bruyant avec une route très fréquenté. Nous préferons nous amarrer après la sortie du village et juste après un joli pont canal.

 

La suite de la navigation nous amène à Carcassonne. Nous trouvons une bonne place à l’ombre, elle est en principe exclusivement réservé aux bateaux de la société « les canalous » par bonheur le bureau de cette société est exceptionnellement fermé aujourd’hui. Le port de Carcassonne, juste sous la gare est beaucoup plus bruyant et sans ombre.

La Cité médiévale de Carcassonne est assez loin à pied mais la visite du site, très bien entretenu, donne une idée de ce que pouvait être la vie au moyen âge

        

L’origine du nom de la cité date de l’époque de Charlemagne. La forteresse était alors assiègée depuis six ans et les défenseurs étaient à court de nourriture. Dame Carcas, qui dirigeait la ville, eut l’idée d’envoyer du haut d’une tour un cochon bien gras sur les assiégeants. Ceux-ci pensant que la forteresse disposait encore de beaucoup de vivres furent découragés et levèrent le siège. Dame Carcas fit sonner les cloches. Un soldat caroligien aurait alors déclaré Carcas sonne…

Le mercredi 1er juin nous quittons Carcassonne dans l’après midi pour poursuivre notre route vers Castelnaudary. Après une vingtaine de minute l’alarme du moteur diesel se déclenche. Nous poursuivons avec le moteur électrique pendant un quart d’heure jusqu’à l’épanchoir de Foucault. L’origine de la panne n’est pas évidente. Par chance un spécialiste des moteurs marins se trouve à une dizaine de kilomètres et vient le lendemain matin régler le problème, il s’agissait d’une connexion débranchée.

L’étape suivante est Bram, le village est à 2km du canal et a la particularité d’être  rond. La raison de cette urbanisation serait d’éviter que le vent, souvent fort dans la région, ne s’engouffre dans les rues. Même en s’orientant avec le soleil il est difficile de repérer.

 

A Castelnaudary l’étang et ses berges sont superbes, mais la ville l’est beaucoup moins. Il y a une base de location « le boat » qui est équipée de douches. Nous n’avons pas dérogé à la tradition et sommes aller déguster un cassoulet dans un des restaurants réputé pour ce  plat traditionnel. L’amarrage le long de la berge ou dans le port un peu plus loin ne nous inspire pas confiance pour laisser le bateau une dizaine de jours. Nous allons continuer vers port Laugarais.

             

Après Castelnaudary nous allons jusqu’à l’écluse Méditerranéenne qui nous amène dans le bief de partage, à 189 mères au dessus du niveau de la mer. Avant cette écluse l’eau coule vers la Méditerranée, après la prochaine écluse : de l’Atlantique l’eau coulera vers l’océan. les écluses seront alors descendantes: nous entrerons dans des écluses pleines pour sortir quand l’écluse sera vide.

      

Après quelques kilomètres sur le bief de partage, nous arrêtons au Ségala, entre une péniche bleue et le pont.

 

 

 

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Canal du midi de Marseillan à Argens du mercredi 4 au mardi 10 mai 2022

L’escale à Marseillan, entre mer et rivière est particulière, ici les pénichettes sont plus nombreuses que les voiliers. Le village est authentique et bien rénové avec tous les commerces , le port est confortable. Les huitres de l’étang de Thau sont un peu moins iodées que celle de Cancale mais tout de même délicieuses.

L’entrée dans le canal du Midi

Après Marseillan, c’est le canal avec ses successions d’écluses. Le moteur électrique est vraiement silencieux mais l’autonomie ne permet pas de naviguer toute la journée si l’on n’a pas la certitude de pouvoir se brancher au quai à l’arrivée. Quand c’est le cas il est possible de naviguer 6 heures à 5 km/h. Le moteur diesel et les panneaux solaires rechargent assez vite les batteries lithium. Malheureusement le diesel ne charge que lorsqu’il est embrayé.

 

   

Les ponts paraissent souvent très étroit et/ou très bas quand nous y arrivons

Dans cette première partie,  les manœuvres dans les écluses ont été quelquefois disgracieuses en raison du mauvais fonctionnement  de la commande des propulseurs.

Sur le canal du midi les écluses sont rondes

A cette période de l’année il y a encore relativement peu de penichettes de location sans permis et nous étions le plus souvent seuls dans les écluses.

Le port de Béziers est en pleine ville, on y est bien accueilli mais il n’y a pas de sanitaires.

 

Arrivée à Béziers                                      Le port de Béziers

A la sortie de Béziers il ya un pont canal qui passe au-dessus d’une rivière: l’Orb ,puis une série de sept écluses à Fonzérane

 

Le pont-canal à la sortie de Béziers enjambe l’Orb

Les villages où nous nous arrêtons pour la nuit sont calmes et quelques commerces sont souvent présents. Nous avons visité deux caveaux viticoles un transformé en musée à Colombiers  et un situé dans un parc d’un grand château à Paraza. 

Avant d’arriver à Colombiers il faut passer dans un Tunnel

L’escale au port d’Argens Minervois nous permet de laisser le bateau en sécurité pour une quizaine de jours. Le port est une base de location Locaboat avec sanitaires et pôle technique. la commande des propulseurs y est rapidement réparée. Les bateaux de passages sont placées à l’écart sans eau ni électricité. Nous sommes amarrés devant une péniche de 18 mètres  dans laquelle vit un couple qui navigue peu. Ils veilleront  sur Megawatt. 
Un château privé domine le village. L’Aude majestueuse aujourd’hui  coule à 200 mètres du canal. Parfois elle devient tempétueuse lors de crues saisonnières. Une guinguette de qualité est le seul commerce du village. Nous testons les 2 petits vélos achetés  l’avant veille sur le bon coin pour aller à Roubia où vit une petite communauté anglaise qui se retrouve gentiment  le soir sous la treille du café-épicerie de ce tout petit village.

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Etang de Thau du mardi 3 au mercredi 4 mai 2022

Départ du bassin du Midi du port de Sète un peu avant 10 heures au moteur électrique. Les ponts de la Gare doivent ouvrir à 10h15. Ils ouvrent  avec 20 minutes de retard. Nous faisons, comme trois autres bateaux qui attendent l’ouverture, des ronds dans l’eau, sans bruit!

Nous avancons à 3,5 nœuds mais les gardiens des ponts nous demandent d’aller plus vite pour pouvoir rétablir la circulation terrestre. Moteur électrique à fond MegaWatt atteind 5,2 nœuds.

Nous continuons toujours en propulsion électrique à la vitesse de 2,5 nœuds jusqu’à midi ,  nous mouillons devant Mèze pour une pause déjeuner et une petite sieste.

Un vent de sud ouest 8 à 12 nœuds s’est levé vers 13 h rendant le mouilage très bruyant . Les vaguelettes frappent l’avant et le bruit résonne dans tout le bateau.

 

A 15h cap sur Marseillan qui est à 5 miles. Une bonne partie de l’étang est occupée par des parcs à huitres. La batterie ayant un peu baissé nous faisons un quart d’heure de diesel avant de relancer le moteur électrique pour entrer dans le port de Marseillan.

Nous sommes amarré le long d’un quai dont la partie supérieure est en surplomb, les pare battages sont trop bas, résultat une première égratignure pour MegaWatt. Encore heureux qu’il n’y ait pas de marée!

               

La saison touristique n’a pas encore vraiment commencé, le village, plein de charme, est assez calme. Les platanes, l’église romane et les ruelles sentent bon le Midi.

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De la Grande Motte à Sète le vendredi 29 avril 2022

Nous quittons la Grande Motte en début d’après midi. Il fait beau et le vent de sud et faible.

Après avoir fait le plein de gasoil nous sortons du port et mettons le cap sur la Sète. Très vite nous rencontrons une mer courte avec un vent de face. De nouveau le bateau tape et mouille, comme lors de l’étape précédente. En virant de 30° vers le sud nous prenons les vagues ¾ avant c’est nettement plus confortable mais ce n’est pas vraiment la route.

Nous avons réservé l’ouverture des ponts de Sète pour le passage du soir et devons impérativement nous présenter à 18h 30. Il faut donc reprendre le bon cap après une demi heure de route au sud.

     

Une fois passé les ponts nous allons à la place qui nous a été attribuée dans le bassin du Midi. Nous sommes bien accueillis par des plaisanciers qui nous aident à nous amarrer. Le port est calme et confortable avec des sanitaires proches et de grande taille.

Les ballades en ville nous obligent à beaucoup marcher, ce serait plus facile en vélo, d’autant qu’il y a de nombreuses pistes cyclables et beaucoup de cyclistes.

La ballade au mont Saint Clair nécessite une 1/2 journée, la montée est raide mais la vue du sommet est spectaculaire sur la ville et l’étang de Thau. Dommage que la vue à 360 ° ne soit pas prévue. de nombreuses villas surplombent la falaise. Au sommet la chapelle Notre Dame de La Salette est un sanctuaire remarquable par sa forme et ses peintures intérieures. 

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