Le Grazie, du vendredi 12 au lundi 15 mai 2017

Départ de la marina de Livourne à 8 h30, il fait beau, il y a beaucoup de trafic de cargos.

Une fois sortis du port tous les dangers semblent évités. Nous allons contourner la tourelle de Meloria et mettre le cap sur La Spezia. Le vent est faible et nous marchons avec voile et moteur comme trop souvent en Méditerranée. Un peu avant 10h un zodiac s ‘approche de nous et nous explique que nous sommes dans une zone interdite. La consultation de nos documents confirme. Il y a bien une zone A autour de la balise de Meloria. Résultat une amende de 333 €.

La journée se poursuit au moteur sur une mer d’huile. Nous sommes entourés de petits morceaux d’écailles translucides. Nous pensons d’abord à une pollution, mais Anté arrive à pêcher un de ces trucs flottants. Il s’agit d’un coquillage: la janthine. C’est un gastéropode marin qui vit à la surface de l’eau. Elle produit des bulles de mucus qui lui servent de flotteur. Elle inoffensive pour l’homme mais c’est redoutable tueuse de méduse.

Entre 15h et 16h30 un petit souffle permet de couper brièvement les machines. A 19h nous passons devant les installations militaires de la Spezia et une demi heure plus tard mouillons dans la baie calme de Le Grazie.

De Le Grazie nous pourrons aller à la Spezia et visiter les 5 terres dont on nous a beaucoup parlé. Nous commençons le samedi 13 mai par prendre le bus pour La Spezia. Nous découvrons un arrêt un peu par hasard et montons dans le bus en demandant au chauffeur s’il allait à la Spezia. Il nous répond par l’affirmative sans nous proposer de billets et démarre. Quelques arrêts plus tard deux inspecteurs montent et nous demandent nos titres de transports. Nouvelle amende 35€. L’italien installé en face de nous explique que l’on nous donné un reçu bidon et que les inspecteurs vont garder l’amende pour eux. Ce n’est pas notre problème. Pendant les palabres nous n’avons pas suivi les arrêts du bus et probablement laissé passer la gare où nous souhaitions aller. Du coup nous allons jusqu’au terminus en passant par tous les faubourg de La Spezia et repartons dans l’autre sens jusqu’à la gare. Pour le prix payé on estime avoir bien le droit à une heure et demi de bus!

 

Le Grazie est un joli petit village avec peu de commerce. Les alentours du village étaient, il y a quelques années en friche. Les pouvoirs publics ont décidés de donner les terrains en terrasse à ceux qui le souhaitaient en échange d’un engagement à exploiter et entretenir les dits terrains. La Spezia est une grande ville italienne en partie reconstruite après la guerre. Des installations militaires de la marine italienne jalonnent la côte sud-ouest de la grande baie. De nombreux paquebots y font escales. Des fortifications qui dominent la ville nous avons une vue sur toute la baie

Le Dimanche 14, bus et train nous conduisent à Corriglia, un des 5 villages constituant l’ensemble touristique des Cinq Terres. Ce village, comme les autres, est assez important et accroché à une pointe rocheuse. De nombreuses maisons sont construites sur l’extrême bord de la falaise, semblant prolonger celle-ci vers le haut. Les villages sont reliés entre eux par le train et par un sentier de randonnée. Nous prenons ce sentier pour rejoindre Venezza en un peu plus d’une heure mais avec un dénivelé important.

   

Nous allons ensuite visiter les trois autres village, Monterosso, Manarola et Riomaggiore par le train. Chaque village a sa personnalité, tous ont une ou plusieurs églises. Les deux extrêmes Monterosso et Riomaggiore nous ont parus moins pittoresques.

 

De retour à bords, un peu fatigués, le téléphone annonce 14,5 km et l’équivalent de 59 étages dans la journée.

Publié dans Italie | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Livourne, du mardi 9 au vendredi 12 mai 2017

Île de Capraia à 7h30, il fait beau et le vent se lève assez vite pour nous permettre de faire la plus grande partie de l’étape vers le continent à la voile.

Au moment de préparer le repas la pompe de mise en pression du réseau d’eau rend l’âme. Le démontage est difficile car l’accès est très limité. Un fois la pompe déposée, je constate que les connexions en cuivre sont complètement rongées par l’oxydation.

Nous arrivons à 17h dans le port de Livourne. Il y a beaucoup de trafic de cargos et de paquebots. Nous nous dirigeons vers le port de plaisance situé dans le Porto Mediceo nous tournons dans le bassin pendant une dizaine de minutes. Les appels VHF au Porto Mediceo et au Yacht Club restent sans réponse. Finalement quelqu’un nous fait signe au bout d’un ponton. Le marin du port nous attribue une place, il nous passe des bouts de la marina avec amortisseurs et nous aide à tendre les pendilles. Nous sommes au Yacht club di Livorno bien amarrés sur un ponton flottant . Le responsable de la marina qui nous a accueilli nous fait un prix correct, nous donne des indications sur le ville et la clé de la douche.

                                

Le lendemain le shipchandler situé à la sortie de la marina dispose du bon modèle de pompe et à midi l’eau peut couler de tous les robinets du bateau.

Livourne est une grande ville de 160 000 habitants qui a été entièrement reconstruite après la dernière guerre. Seuls persistent de l’ancienne ville les deux forteresses et les canaux qui les entourent ainsi que quelques habitations le long des canaux. La ville est vivante et réserve quelques surprises, comme ce vendeur de glaces pour chien ou la mozzarella au lait de bison.

        

La balade en annexe dans les canaux permet de faire un tour de la ville historique. On y rencontre sur les berges de nombreux garages à bateau, notamment des bateaux à rames bien entretenus. Il s’agit d’embarcations de 4 rameurs et un barreur, nous en avons vu plusieurs s’entrainer.

        

De notre place dans le port nous avons vu passer de nombreux ferries et paquebots et de loin des cargos souvent énormes, à coté desquels nous sentons tout petits

Publié dans Italie | Marqué avec | Un commentaire

Capraia, du lundi 8 au mardi 9 mai 2017

Après avoir quitté la Macinaggio sous un ciel couvert, nous laissons derrière nous le cap Corse et la Giraglia.

 

Nous faisons la plus grande partie de l’étape à la voile.

Nous contournons l’île de Capraia par l’est. Le vent est au nord-nord-ouest. Nous passons devant plusieurs anses bien abritée, mais les mouillages y sont interdits. L’île de Capraia comme, beaucoup de zones côtières sauvages, en Italie, est très préservée des invasions touristiques. La seule zone de mouillage autorisée se situe à coté du port. C’est là que nous posons l’ancre par 6 mètres de fond.

Nous ne débarquons pas, et sommes un peu inquiets car le vent doit tourner plein nord et risque de générer de la houle. En fait le le vent de nord force 3 n’entraine pas de houle et nous passons une agréable soirée au pied du village perché sur son promontoire.

Le lendemain matin le soleil est revenu et la petite anse toujours calme.

Publié dans Italie | Marqué avec | Laisser un commentaire

Macinaggio, Corse, du vendredi 5 au lundi 8 mai 2017

Le vendredi 5 mai, à 8 h, nous quittons l’Italie et mettons le cap sur la France. Initialement nous avions prévu d’aller à Bastia, mais les deux ports de Bastia nous ont été déconseillés par plusieurs plaisanciers. La consultation des avis sur internet confirme la mauvaise réputation des ports de Bastia, par contre la marina de Macinaggio, à l’est du cap Corse, est tout à fait convenable, ce sera donc notre destination.

Après un début de matinée sans vent nous pouvons, à partir de 11h, envoyer le gennaker et faire la plus grande partie de cette étape de 40 miles à la voile.

Arrivés à 17h nous avons une réponse immédiate à la VHF canal 9. La secrétaire nous indique une place le long d’un quai. Contrairement à l’Italie ici il faut se débrouiller seul et comme le vent vient du quai et qu’il y a des bateaux, arrière au quai, devant de derrière la place libre, la manœuvre n’est pas simple.

Ericante a retrouvé la France qu’il avait quitté en octobre 2013.

La nuit le vent d’est force 4 à 5 nous éloigne du quai. Le samedi matin je vais chercher des croissants chauds à la boulangerie située au bout du quai. Ensuite nous allons faire des courses au supermarché. Le patron nous annonce que le soir le vent va tourner à l’ouest et sera fort, quand on lui dit que nous serons protégés par la montagne située à l’ouest, il nous explique qu’au contraire le vent se renforce dans la vallée.

A 16h le marin du port vient nous conseiller de changer de place car, dit-il, dans le cas contraire nous serons écrasés contre le quai en pierre. Nous suivons son conseil et dès le début de soirée le vent d’ouest souffle à force 8 avec des rafales à 10. Le vent éloigne le bateau du quai, le bruit est impressionnant et la gite atteint les 10° dans les rafales. Mauvaise nuit.

Dimanche le vent d’ouest souffle encore force 6 à 7, il fait beau et nous allons par le sentier des douaniers jusqu’au Cap Corse d’où nous photographions le phare de la Giraglia. Ce phare est la marque de parcours mythique des courses croisières en Méditerranée, l’équivalent du Fasnet en manche. La balade est magnifique avec des criques et des plages à l’eau turquoise d’un coté et le maquis de l’autre.

 

 

L’ambiance dans ce petit village français est tranquille et plutôt bon enfant. Par contre au port il y a peu de bateaux de passage et les autochtones ne nous adressent pas la parole.

Le lundi matin le vent et la mer se sont calmés et en quittant le quai nous touchons la vase molle du port. Relevage de la dérive et ça passe.

Publié dans Italie | Marqué avec , , | 2 commentaires

Marina di Campo, île d’Elbe, du jeudi 5 au vendredi 6 mai 2017

Aujourd’hui nous allons faire une petite étape de 12 miles en longeant la côte sud de l’île d’Elbe. Il n’y pas de vent et la mer est d’huile. Nous passons devant plusieurs mines de fer abandonnées.

  

Il s’agit de mines à ciel ouvert. Ces mines furent exploités dès le VI siècle av JC par les étrusques et la dernière a fermé en 1984.

En fin de matinée nous mouillons devant la plage de la Marina di Campo. C’est une belle plage de sable fin sur laquelle nous débarquons avec l’annexe en début d’après midi. Il y a un petit village qui n’a pas le charme de Porto Azzuro, mais où nous pouvons faire quelques courses. Le petit port semble exclusivement réservé au bateaux de pêche locaux.

    

Avec le soir la houle arrive et la nuit est remuante.

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire