Mise à jour en cours 5 escales avant Almeria où l’Ericante hiverne

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Moraya, du vendredi 20 au samedi 21 octobre 2017

Après une semaine passée en marina nous aspirons à la liberté d’un mouillage. Les escales possibles sur notre route sont: Cullera, où nous étions allés en 2012, puis Denia dont on nous a dit du bien, mais c’est encore une marina et ensuite le mouillage de Moraya. Ce mouillage nous avait bien plu il y a 5 ans avec son eau turquoise et ses poissons. Moraya est à presque 60 miles de Valence mais les conditions météos sont bonnes.

Il est annoncé un vent de nord force 3 à 4. Nous laissons donc Valence un peu avant 8h, le soleil vient juste de se lever. Le vent annoncé est bien au rendez-vous. A 9h nous marchons à 7 nœuds au portant sur une mer peu agitée. La vitesse est propice à la pêche et 3 bonites viennent, tour à tour, mordre notre hameçon.

    A 17h Ericante double le cap de la Nao, et, derrière, plus de vent du tout. Nous posons notre ancre sur le sable clair de l’anse de Moraya à 19h, juste avant la nuit.

     

 

L’anse de Moraya (el Rinconet) est ouverte au sud ouest, elle est à l’ouest de la pointe du même nom et devant l’entrée de la marina éponyme. Ce soir il y a dans la baie un beau voilier en acier d’une quinzaine de mètres qui bat pavillon brésilien.

La nuit est calme et le lendemain nous retrouvons l’eau turquoise et les poissons là où nous les avions laissé il y a 5 ans. En cette fin octobre l’eau est encore à plus de 20°, propice à la baignade.

En fin de matinée des vedettes sortent de la marina, font quelques encablures et viennent mouiller dans l’anse le temps d’un bain et d’un apéro. Elles regagnent la marina 2 ou 3 heures plus tard.

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Valence, du vendredi 13 au vendredi 20 octobre 2017

Après une nuit un peu agitée, nous mettons le cap sur la marina de Valence où les nuits devraient être plus calmes. Le petit oiseau qui est venu nous voir ce matin se sent bien à bord et décide de nous accompagner une bonne partie de la matinée, nullement gêné par les voiles. Par contre quand le vent tombe et que l’on doit mettre le moteur, il nous quitte.

 

Nous avions passé le 40éme parallèle nord hier et en ce vendredi 13 octobre 2017 nous passons le méridien de Greenwich, ça s’arrose….Nous étions à l’Est depuis le 14 septembre 2014.

En arrivant devant Valence nous assistons à une régate de voiliers rapides « tout en carbone« . Les équipages sont bien rodés ; l’envoi ou la descente du spi demande toujours moins de 10 secondes, 4 secondes pour les meilleurs ! Sur Ericante il nous faut 5 à 10 minutes pour envoyer ou rentrer le geenaker sur emmaganiseur.

A l’arrivée dans la marina Real Juan Carlos l’accueil est cordial, en français, et il nous est attribué une place au calme. Le prix est nettement inférieur aux marinas voisines, nous resterons une semaine. Notre voisin de ponton, un Santorin d’Amel, Le Gribu, appartient à un couple qui vit toute l’année à bord dans la marina de Valence. Ils naviguent l’été en Méditerranée et connaissent très bien la ville, ils nous donnent de nombreux conseils qui contribuerons à nous faire apprécier cette belle ville.

 

Si la marina est calme et bien organisée actuellement, elle peut devenir très inconfortable par coup de vent de Nord Est. La houle entre alors dans le port, se réfléchit sur la jetée et vient faire valser les bateaux. Les mâts s’entrechoquent, les bateaux subissent souvent des dégâts. Nos voisins ont dû, l’année dernière, rester 3 jours à bord, sans pouvoir débarquer, il était pratiquement impossible de se tenir debout sur les pontons !

Un peu plus loin Chris et Rose, sont australiens et vivent sur leur voilier Ari, un Jeannot de 50 pieds. Ils viennent à bord nous parler de la vie en Australie. Comme d’habitude chacun raconte son parcours et comment il est arrivé là.

Valence est la troisième ville d’Espagne avec une population de 800 000 habitants. Si la ville est étendue, la circulation sans voiture y est facile. De la marina le centre ville est accessible par le tramway et le train en une demi-heure. Autour de la marina la circulation en vélo est facilitée par des pistes cyclables bien individualisées et séparées des voies pour les voiture et des voies pour les piétons.

Le centre ville est plutôt moderne avec de grandes avenues et un peu de verdure. Il y a de tous les commerces dont un poissonnier qui vend des couteaux à 19€95 le kilo et des pousses pieds à 69€95. La cathédrale a conservé ses maisons mitoyennes ce qui fait que la façade parait un peu coincé, mais l’intérieur recèle des chefs d’oeuvres.

 

En plus de la cathédrale nos voisins nous ont conseillé les visites de l’aquarium et du zoo ainsi que les jardins du Turia.

La Turia est le fleuve qui traversait la ville de Valence. A la suite de la grande inondation d’octobre 1957, qui fit de nombreuses victimes, un canal déroutant les eaux a été construit et le lit de l’ancien fleuve a été aménagé en jardins.

       

Nous sommes allés visiter les jardins en vélo. Au passage nous avons vus l’aquarium, chef d’oeuvre d’art contemporain. La coulée verte mesure près de 8 km de long sur 2 à 300 m de large. On y retrouve les traces de l’ancienne rivière avec des berges maçonnées et de nombreux ponts. Entre les espaces verts se trouvent des bassins, des espaces de jeu et de sport.

     

Au mois d’octobre la température est idéale. Le lendemain nous sommes allés nous baigner à la plage de sable fin qui n’est qu’à une centaine de mètre de notre ponton.

Nous avons également visité le zoo, il en plein centre, et on y trouve les animaux habituels des zoo : lions, tigres, éléphants, girafes, singes etc…

Cette escale a Valence nous a bien plu, et, s’il n’y avait pas eu le problème de la houle de Nord Est nous y aurions peut-être laissé le bateau pour l’hiver.

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Burriana, du jeudi 12 au vendredi 13 octobre 2017

En juin 2012 nous avions fait escale dans la marina de Burriana qui ne nous avait pas plu. En plus d’être très chères la marina et la vile n’offraient pas d’intérêt. Le vent étant bien établi au Nord Est, nous décidons d’aller mouiller au sud de la digue de la marina.

Malgré un vent qui ne dépassera jamais les 8 nœuds, nous parvenons à parcourir la plus grande partie de 40 miles de l’étape du jour à la voile et mouillons comme prévu au sud de la marina de Burriana à 18h 50.

    

            Coucher de soleil à Burriana                             Lever de soleil à Burriana

Au début tout paraît calme, mais au milieu de la nuit une houle de Sud Est se lève. Le vent étant toujours orienté Nord Est, Ericante est en travers des vagues et roule beaucoup pendant deux bonnes heures. Ensuite soit le vent soit la houle tourne et nous pouvons nous rendormir. A moins que ce soit simplement la fatigue…

Au réveil le mouillage est aussi clame qu’à l’arrivé, et nous avons une visite.

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Peniscola, du mardi 10 au Jeudi 12 octobre 2017

Nous avions apprécié le mouillage de Peniscola, au pied de la forteresse de Papa Luna, lors de notre passage en juin 2012. Nous allons y retourner et, cette fois, débarquer.

Les 40 miles sont parcourus avec un vent de nord très faible. Malgré le geenaker, il faut souvent aider avec un peu de moteur pour ne pas tomber sous les 2 nœuds. La sortie du bras principal de l’Ebre est matérialisé par une tourelle métallique en forme de tour Eiffel.

Lorsque nous y arrivons nous sommes assaillis par une nuée de moustiques peu agressifs, qui recouvrent la capote et s’installent à bord. Un peu avant d’arriver le vent tourne au sud

Nous mouillons en fin d’après midi au nord le la forteresse de Peniscola. 4 m de fond de sable de bonne tenue. Bien protégés du vent et de la houle, pour le moment.

Le lendemain le temp est toujours magnifique, nous débarquons et allons visiter la forteresse dont l’histoire est fort interessante.

La forteresse, réputée imprenable, a recueilli successivement la fin de deux grandes épopées.

D’abord les templiers. Après avoir du quitter la Terre Sainte et abandonner Saint Jean d’Acre en 1291, ils ont erré quelques années jusqu’à ce que l’ordre installe sa commanderie dans la forteresse de Peniscola en 1294. La forteresse sera renforcée afin d’améliorer encore son invulnérabilité. Les travaux seront terminés en 1307. 5 ans plus tard le roi Philippe le Bel et le pape Clément V condamnent l’ordre à la dissolution et saisissent tous ses biens. Les templiers sont arrêtés et jugés. Le château revient à l’ordre de Montesa.

Au début du XVéme siècle le Château de Peniscola a recueilli son hôte le plus célèbre le pape Benoit XIII. Pedro de Luna fut pape à Avignon sous le nom de Benoit XIII. Lors du grand schisme d’Occident, il dû s’enfuir du Palais des papes en 1403, et, après un long périple, vint s’installer avec sa suite à Peniscola en 1411. Il y fut surnommé Papa Luna et mourut à Peniscola en 1423.

  

La visite du Château a été suivie d’une visite de la ville. Derrière un front de mer bordé d’hôtels et de restaurants se cache une petite ville bien aménagée. La grande place est parcouru par un cours d’eau, aux berges verdoyantes, accueillant une population de canards. Autour de cette place se trouve tous les commerces dont on peut avoir besoin.

Le soir, de retour à bord, la houle a changé de sens et l’Ericante roule un peu plus que la nuit précédente.

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