Sapri, du mercredi 23 au jeudi 24 mars 2017

Nous partons à 7h30 de Cetraro le vent est plein arrière mais très faible. Il fait beau et chaud.

A midi je vais préparer le repas : des raviolis. En sortant vers le cockpit avec mes assiettes, je vois derrière nous une bouée de pêcheur avec de l’écume devant elle. Je pense d’abord au courant, mais il y en pas. Donc c’est que nous tirons sur son bout ! Nous mettons en panne le bout flottant est simplement retenu par la dérive. En relevant la dérive nous nous libérons et pouvons reprendre notre route au moteur.

A 15h le vent se lève et nous permet de terminer l’étape à la voile.

A 17h nous mouillons dans le nord de la baie de Sapri, mais nous sommes vite délogés par un pêcheur qui souhaite mettre ses filets juste à l’endroit où nous sommes. Il nous faut aller mouiller 100m plus loin.

   

Le mouillage devant la ville est calme et la nuit paisible.

Le matin nous débarquons avec l’annexe et découvrons une ville agréable avec des habitants tranquilles et serviables. La ville est propre, il y a de nombreux magasins, et nous avons l’impression que la ville est plus riche que les villes siciliennes où nous sommes allés.

 

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Cetraro, du mardi 21 au mercredi 22 mars 2016

Après 2 jours passés à Vibo nous partons ce mardi 21 mars, deuxième jour du printemps, pour une étape un peu longue. 58 miles pour Cetraro car il n’y a pas d’abri plus proche sur cette côte.

A 7h15, il fait beau, il n’y a pas de vent, nous larguons les amarres et moins d’une minute plus tard le moteur tribord cale, un bout dans l’hélice ! Il nous faut attendre l’ouverture de la marina à 8h30 pour nous sortir de ce mauvais pas.

Nous craignons devoir faire appel à un plongeur, mais le pontonnier détache la pendille de l’amarre avant et du ponton puis il nous demande de mettre un petit coup de marche arrière. Ca suffit, nous voilà libéré. Les pontonniers sont contents car ils récupèrent leur pendille intacte et nous aussi car nous pouvons partir dès 9h.

A 10h la température extérieure est de 25°, le vent de NW est faible et malgré GV et génois il faut l’aide d’un moteur pour atteindre les 5 nœuds.

A midi je vais préparer le repas, comme toujours en mer. Bien qu’Anté ne soit plus que très rarement importunée par le mal de mer, l’habitude est prise, c’est toujours moi qui cuisine lorsque nous naviguons.

Ce midi ce sera des manchons confis de canard avec de la semoule. Le vent qui était d’ouest tourne à l’est 10 nœuds nous envoyons le génois qui avait été rentré faute de vent. Le repas est prêt. L’écoute de génois mal passée se bloque sur le winch et le vent fraichi à 20 nœuds. Il faut rentrer le génois pour débloquer l’écoute. Sans voile d’avant la grand voile un peu trop bordée nous amène bout au vent, malgré le pilote. Il faut mettre en route un moteur, pas de chance, aucun des deux n’acceptent de démarrer du premier coup, le bateau se met à culer. Enfin après avoir titillé un démarreur un moteur part. Tout est remis en ordre et le vent retombe à 15 nœuds Nous avons la GV à un ris et la trinquette, on peut passer à table , mais le cœur n’y est plus. On mange en surveillant la mer et le vent sans même boire un verre de vin comme c’était prévu.

Une demi heure après le repas je m’aperçois que les lignes de pêche qui trainaient derrière nous sont emmêlées, elle se croisent sous le bateau. Les deux moteurs tournent bien, les lignes ne sont donc pas prises dans les hélices mais elles sont prises dans les safrans depuis que nous avons reculé. Elles sont coincées entre le haut du safran et la coque. Après avoir tiré ces lignes derrière nous pendant deux heures, nous profitons d’une mer qui s’est assagie pour tenter de récupérer les lignes. On met en avant lente et avec une gaffe j’arrive à attraper une des lignes qui est sous l’eau. Il suffit ensuite de détacher le fil du plioir et de tirer sur le bout de ligne repêché pour récupérer la ligne intacte.

Pour l’autre pas possible de l’attraper avec la gaffe, elle est trop profonde. Il faut faire couler un bout lesté d’un marteau pour attraper la seconde ligne et procéder comme pour la première.

Nous trainons régulièrement deux lignes derrière le bateau, une ligne à thon et une ligne à maquereau. Bien que nos lignes passent de nombreuses heures dans l’eau nous ne faisons pas courir beaucoup de risques aux ressources halieutiques de la planète ! En effet nous n’avons pêcher aucun poisson depuis plus d’un an. Un petit thon en Atlantique entre les Acores et le Portugal, 4 bonites en Méditerranée entre les Baléares et la Sardaigne et quelques bonites en Adriatique. Pourtant j’achète régulièrement des leurres soit disant très performants, mais rien ne mord pourquoi ?

Malgré nos lignes derrière le bateau les dauphins sont venus à plusieurs reprises jouer devant l’étrave. S’il y a des dauphins c’est qu’il y a des poissons, mais pourquoi ne mordent-ils pas à mes hameçons ?

A 18h15 il fait très beau et le soleil se couche dans la mer, mais nous ne voyons pas le rayon vert, qu’il nous a été permis d’observer quelques fois .

Ces différentes péripéties nous ont retardé et c’est à 23 heures que nous arrivons à Cetraro pour mouiller sur fond de sable devant le port. Le mouillage est très calme et la nuit sans vent.

 

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Vibo Valentia du samedi 19 au mardi 22 mars 2017

 Nous quittons Tropea à 8h30, la température extérieure est déjà de 20° à l’ombre. Le vent d’ouest de 10 à 12 nœuds est plein arrière et nous naviguons sous génois tangonné et trinquette en « papillon ».

 

A midi et demi nous sommes amarrés dans la marina Stella del Sud à Vido Valentia où nous avons été bien accueilli. Les deux pontonniers nous ont aidés et ont amarré eux même les pendilles sans salir le pont ni l’équipage.

La marina est propre, le village proche et le prix raisonnable. Au bureau Angela est très professionnelle et nous apporte tous les renseignements dont nous avons besoin. Nous allons faire une petite pause après 4 jours de navigation non stop. Seul bémol le wifi de la marina n’est pas terrible même avec l’antenne.

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Tropea, du jeudi 17 au vendredi 18 mars 2017

La météo nous annonce du vent d’ouest et nous avons un peu plus de 40 miles à parcourir pour arriver à Tropea. Nous levons l’ancre à 7 heures et à 8 heures nous naviguons sous génois seul presque plein vent arrière à 5 nœuds, la mer est agitée.

A 9h 30 des dauphins nous accompagnent et font de belles pirouettes.

   

A midi le vent tourne WNW et sa force s’atténue nous naviguons sous GV et génois.

Une heure plus tard nous envoyons le geenaker ce qui nous permet de dépasser les 6,5 nœuds avec 9 à 11 nœuds de vent. La coque ne doit finalement pas être trop sale.

A 16h30 nous mouillons devant le port de Tropea après une belle étape ensoleillée et uniquement à la voile. Nous avons parcouru plus de 100 miles en 48 heures et nous sentons maintenant bien amarinés. Ericante s’est très bien comporté en ce début de saison.

Nous avions déjà fait une escale à Tropea il y a une dizaine d’année alors que nous naviguions sur un catamaran de location. Nous n’éprouvons pas le besoin de débarquer.

Le mouillage devant le port de Tropea est agité par la houle d’ouest, mais  cela ne nous gène pas trop. Demain  une courte étape nous mènera à Vibo Valentia

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Détroit de Messine, Milazzo du jeudi 16 au vendredi 17 mars 2016

Le jeudi 16 mars, nous quittons Naxos Gardini à 3 heures du matin comme prévu. Un vent de sud de 8 nœuds nous fait espérer une possibilité de navigation à la voile, mais dès la sortie du port le vent s’oriente au nord comme l’avait annoncé la météo. La lune gibbeuse éclaire une mer plate. Derrière nous, une lueur rouge nous signale l’Etna en éruption. De temps en temps une longue flamme rouge apparaît pour disparaître quelques instants plus tard.

Avec nos deux moteurs nous n’avançons qu’à 4 nœuds sans savoir si cette faible vitesse est due à un courant contraire ou à une coque couverte de végétation. Normalement avec nos deux moteurs à 2000 tours nous progressons à 5,5/6 nœuds. La dernier carénage remonte au mois d’octobre 2016 et ce que nous avons vu de la coque et des safrans à Riposto en début de semaine ne semblait pas inquiétant.

A 5 heures le vitesse est remontée à 5 nœuds, la coque ne semble pas trop nous ralentir.

A 7 heures le soleil s’est levé sur la pointe du pied de l’Italie. Le vent modéré reste de secteur nord, il ne nous reste plus que 15 miles avant le détroit de Messine.

A 9 heures nous passons devant le port de Messine d’où partent et arrivent de nombreux ferries. La navigation est réglementée dans cette zone et nous devons rester dans la bande côtière.

Enfin à 10 heures nous passons entre Charybde et Scilla sous le soleil et sans courant vraiment portant.

       

Nous voyons bien les deux pylônes qui ont soutenu longtemps un gros câble électrique alimentant la Sicile, Aujourd’hui ce câble est sous marin.

J’ai entendu raconter à plusieurs reprises que lorsqu’un bâtiment de la Marine Nationale empruntait le détroit, on demandait à un jeune matelot crédule de monter sur le point le plus haut du navire avec un gaffe et la mission de soulever le câble pour que le bateau puisse passer !

A la sortie du détroit les zones de rencontre de courants sont bien visibles comme dans les raz de Sein et Blanchard, à l’entrée du golfe du Morbihan ou dans le passage du Fromveur.

Une fois sortie du détroit nous espérions que le vent de nord nous permettrait de naviguer à la voile, mais non, il a tourné WNW et nous sommes toujours vent debout. Il faut poursuivre la route au moteur, ce n’est que dans les derniers miles que nous pouvons enfin hisser les voiles pour arriver à 15 heures à Milazzo. Nous mouillons à l’extérieur du port comme nous l’on conseillé Jean Paul et Frédérique. Il y a pas mal de trafic qui génère de la houle mais la nuit le trafic est réduit et le mouillage calme.

Milazzo qui du temps des grecs s’appelait Mylae, semble être une belle ville sicilienne. Nous hésitons un peu à y faire une halte, mais demain les conditions météo seront idéales pour une belle étape à la voile vers Tropea.

              

 

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