Imperia, du lundi 22 au mardi 23 mai 2017

 

Pour cette dernière étape italienne, nous partons de bonne heure, juste après le lever du jour. Nous passons devant le village encore endormi de Varigotti et sa plage aménagée. Une peu avant 8 h nous croisons quelques grands dauphins 3 ou 4.

      

A midi nous arrivons et mouillons à l’ouest des 2 ports d’Imperia. Dans le port le plus proche arrive de gros yachts, nous sommes mieux à l’extérieur. Par 4 mètres de fond de sable l’eau a une couleur émeraude et l’ancre est bien visible. Par contre les méduses n’incitent pas à la baignade.

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Pointe de Crena, du dimanche 21 au lundi 22 mai 2017

Nous quittons Gênes le dimanche à 8h du matin il fait beau et il y a un  peu de vent. Nous mettons maintenant le cap à l’ouest. Comme souvent depuis notre départ de Riposto je mets les lignes de traine à l’eau. 2 lignes, une ligne à thon avec un gros hameçon et un leurre spécial thon et bonite, la deuxième ligne est une ligne à maquereau avec paravane et arbalète. Et comme d’habitude rien ne mord. J’ai beau changer les lignes, changer les leurres, changer les lest, changer la vitesse rien n’y fait. Il faut dire qu’en Méditerranée on ne voit pas beaucoup de bateau qui pêche à la traine. Les professionnels pêchent au chalut et les amateurs au lancer.

 

 

Mais qu’à cela ne tienne, on avance bien à la voile avec un vent de nord au début qui tourne sud ouest ensuite, ce qui nous permet d’arriver à 16h au lieu de mouillage devant une plage entre le cap Noli et la pointe de Crena. Le mouillage sur fond de sable, de bonne tenue, a peu d’intérêt, une longue plage bordée d’une route et il y a un peu de houle.

Le lendemain le soleil levant donne à la côte des couleurs chaudes de plus bel effet.

     

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Gênes, du mardi 16 au dimanche 21 mai 2017

       

Nous quittons le mouillage de Rapallo à 8h30. Il fait déjà chaud, 30° à l’extérieur 25.8 à l’intérieur. La mer est calme et le soleil brille. Une demi heure plus tard nous sommes devant Portofino, le « Saint Tropez«  italien. Nous entrons doucement au moteur dans ce lieu de villégiature de la jet-set, passons devant de belles maisons en partie masquées par leur jardins et devant de magnifiques grands voiliers pour arriver dans un petit port méditerranéen typique avec quelques barques et petits bateaux à moteur.

      

C’est probablement cette authenticité préservée ou reconstituée qui fait le charme du village.

Nous contournons la pointe de Portofino, arrivons devant l’entrée de l’anse de San Fruttuoso et entrons dans la baie. Celle-ci est très étroite et profonde, il nous paraît difficile d’y mouiller. Au fond de la baie nous pouvons voir l’abbaye qui date du moyen âge. Cette abbaye n’est accessible que par la mer, un navette vient régulièrement de Gênes.

 

Nous poursuivons notre route vers Gênes, il fait beau, le vent est très faible, nous avons du temps devant nous. Nous tirons des bords dans la baie de Gênes à une vitesse variant entre 0,2 et 2 nœuds. Évidement à cette vitesse nous ne grignotons même pas un mile à l’heure vers notre destination, mais nous sommes bien sur l’eau et pas pressé de nous retrouver en pleine ville.

 

A 16 heures nous craquons et lançons les moteurs, à 17h nous sommes amarrés dans la marina de porto antico, où nous avons été bien accueillis. La marina a la réputation d’être une des meilleures d’Italie. La secrétaire parle français, les sanitaires sont impeccables, l’accès est sécurisé, un gardien fait des rondes régulières et nous sommes entre de hauts bâtiments, à priori bien protégé des tous les vents.

 

Nous sommes restés 5 jours à Gênes, C’est une ville vivante, cosmopolite et attachante.

L’activité de la ville est centrée sur les ports. Le port de commerce, à l’écart, est le plus important d’Italie, le port des ferries est très actif avec des lignes régulières vers la Corse, la Sardaigne, la Sicile et l’Afrique du nord.

                         

 

Les abord du ports sont très vivants avec de nombreux petits commerces, des rues piétonnes étroites et, comme partout en Italie, des églises. L’intérieur des édifices religieux est richement décoré avec souvent d’impressionnantes compositions de marbre.

                              

                            

                                   

Nous avons pris le funiculaire pour voir le port d’en haut. La ville est étendue et la partie récente très périphérique. Les toits des immeubles anciens sont souvent occupés par des maisons avec jardin et vue sur le port.

        

Le musée de la marine, situé à deux pas de la marina, nécessite une visite de plusieurs heures et offre en prime la visite d’un sous marin classique à flot. A coté de ce musée, sur une barge, est installé un espace sensoriel. Il s’agit d’un parcours dans le noir complet. On est guidé dans plusieurs pièces et même dans un bus par un non voyant qui nous explique comment il vit, s’oriente et fait tous les gestes de la vie quotidienne qui nous paraissent si simples avec deux yeux.

 

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Rapallo, du lundi 15 au mardi 16 mai 2017

Nous quittons la baie confortable de Grazie ce lundi matin à 8h 30 , il fait beau et le vent est très faible. Nous passons au moteur dans l’étroit chenal qui sépare Porto Venere de l’île Palmaria. Le village de Porto Venere est un plus grand que Grazie. Il est connu pour son château qui domine le village et ses églises.

 

A la sortie du chenal nous mettons le cap au nord ouest et passons devant les villages des cinq terres que nous avons visités il y a quelques jours.

 

Dans le courant de l’après midi nous côtoyons la faune marine, outre les janthines dont les écailles tapissent la mer, un aileron non identifié, un banc de thons et des puffins.

   

Les puffins sont des oiseaux qui passent leur vie en mer. Il ne viennent sur terre que pour la reproduction, le plus souvent dans des îles. Nous les avons entendu la nuit à Sao Jorge aux Açores chant des puffins Sao Jorge. Il s’agit de grands migrateurs parcourant tous les ans 40 000 miles en passant deux fois l’équateur. Ils vivent en colonies d’une vingtaine à une centaines d’individus. Sur l’eau ils ressemblent à des canards et leur vol est particulier : ils planent au ras des vagues semblant s’appuyer sur un coussin d’air qui recouvrirait la mer.

    

A 16h le ciel est très sombre et une petite pluie vient rafraichir l’atmosphère, mais cela ne dure pas et à 17h30 nous mouillons devant l’entrée du port de Rapallo, un des plus cher de Méditerranée.

Nous sommes le seul bateau mouillé, autour de nous plusieurs bateaux sont sur corps-morts. A quelques mètres de nous un petit canot est occupé par deux pêcheurs à la ligne qui nous saluent et resteront pêcher jusqu’à la nuit tombée. 

 

 

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Le Grazie, du vendredi 12 au lundi 15 mai 2017

Départ de la marina de Livourne à 8 h30, il fait beau, il y a beaucoup de trafic de cargos.

Une fois sortis du port tous les dangers semblent évités. Nous allons contourner la tourelle de Meloria et mettre le cap sur La Spezia. Le vent est faible et nous marchons avec voile et moteur comme trop souvent en Méditerranée. Un peu avant 10h un zodiac s ‘approche de nous et nous explique que nous sommes dans une zone interdite. La consultation de nos documents confirme. Il y a bien une zone A autour de la balise de Meloria. Résultat une amende de 333 €.

La journée se poursuit au moteur sur une mer d’huile. Nous sommes entourés de petits morceaux d’écailles translucides. Nous pensons d’abord à une pollution, mais Anté arrive à pêcher un de ces trucs flottants. Il s’agit d’un coquillage: la janthine. C’est un gastéropode marin qui vit à la surface de l’eau. Elle produit des bulles de mucus qui lui servent de flotteur. Elle inoffensive pour l’homme mais c’est redoutable tueuse de méduse.

Entre 15h et 16h30 un petit souffle permet de couper brièvement les machines. A 19h nous passons devant les installations militaires de la Spezia et une demi heure plus tard mouillons dans la baie calme de Le Grazie.

De Le Grazie nous pourrons aller à la Spezia et visiter les 5 terres dont on nous a beaucoup parlé. Nous commençons le samedi 13 mai par prendre le bus pour La Spezia. Nous découvrons un arrêt un peu par hasard et montons dans le bus en demandant au chauffeur s’il allait à la Spezia. Il nous répond par l’affirmative sans nous proposer de billets et démarre. Quelques arrêts plus tard deux inspecteurs montent et nous demandent nos titres de transports. Nouvelle amende 35€. L’italien installé en face de nous explique que l’on nous donné un reçu bidon et que les inspecteurs vont garder l’amende pour eux. Ce n’est pas notre problème. Pendant les palabres nous n’avons pas suivi les arrêts du bus et probablement laissé passer la gare où nous souhaitions aller. Du coup nous allons jusqu’au terminus en passant par tous les faubourg de La Spezia et repartons dans l’autre sens jusqu’à la gare. Pour le prix payé on estime avoir bien le droit à une heure et demi de bus!

 

Le Grazie est un joli petit village avec peu de commerce. Les alentours du village étaient, il y a quelques années en friche. Les pouvoirs publics ont décidés de donner les terrains en terrasse à ceux qui le souhaitaient en échange d’un engagement à exploiter et entretenir les dits terrains. La Spezia est une grande ville italienne en partie reconstruite après la guerre. Des installations militaires de la marine italienne jalonnent la côte sud-ouest de la grande baie. De nombreux paquebots y font escales. Des fortifications qui dominent la ville nous avons une vue sur toute la baie

Le Dimanche 14, bus et train nous conduisent à Corriglia, un des 5 villages constituant l’ensemble touristique des Cinq Terres. Ce village, comme les autres, est assez important et accroché à une pointe rocheuse. De nombreuses maisons sont construites sur l’extrême bord de la falaise, semblant prolonger celle-ci vers le haut. Les villages sont reliés entre eux par le train et par un sentier de randonnée. Nous prenons ce sentier pour rejoindre Venezza en un peu plus d’une heure mais avec un dénivelé important.

   

Nous allons ensuite visiter les trois autres village, Monterosso, Manarola et Riomaggiore par le train. Chaque village a sa personnalité, tous ont une ou plusieurs églises. Les deux extrêmes Monterosso et Riomaggiore nous ont parus moins pittoresques.

 

De retour à bords, un peu fatigués, le téléphone annonce 14,5 km et l’équivalent de 59 étages dans la journée.

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