Culatra du mardi 1er au vendredi 4 mai 2018

Le premier mai nous nous engageons de bonne heure dans le chenal de sortie de Mazagon. Ce chenal est commun avec celui du port de commerce d’Huelva, nous y croisons deux gros cargos.

Le courant de mer descendante nous aide et le vent de secteur nord est de force 3. La progression vers l’ouest est rapide jusqu’en début d’après midi, puis le vent tombe complètement pour reprendre de secteur ouest, plein debout. Faible au début, il se renforce graduellement pour atteindre la force 5 vers 17h. La mer grossit et il faut faire tourner les deux moteurs à 2 000 tours pour pouvoir progresser, il ne nous reste plus que 4 milles pour entrer dans la lagune de Faro.

Un gros nuage noir semble accroché au dessus du bateau, il avance à la même vitesse et dans le même sens que nous. C’est à 18h 15 que arrivons devant l’entrée de la lagune, la mer a commencer à descendre, elle est très agitée dans la passe, c’est la barre. Ce passage délicat est long d’une centaine de mètres,.

Ensuite, le calme, la mer est comme un lac le vent tombe et le nuage noir reste stationné au dessus de la barre.

  

A 19h l’Ericante est sur ancre devant l’île de Culatra au Portugal.

 

Le lendemain nous débarquons sur cette île, dont plusieurs navigateurs nous ont vanté l’originalité. Nous ne sommes pas déçus. Ici il n’y pas de route donc pas de voiture. Les allées entre les maisons sont en sable. Les maisons sont petites, de plain pied et peintes en blanc ou en couleurs pastels. L’ensemble rappelle un peu La Graciosa aux Canaries ou Hoëdic. Il y a une petite bande cimentée au milieu des chemins pour permettre la circulation des vélos. Les livraisons sont faites par un tracteur.

   

Au delà du village, une dune puis un grande plage déserte de sable fin fait face à l’océan.

      

Dans la dune 2 bateaux sont échoués très haut, ils ne doivent flotter que quelques heures par an.

En rentrant au village une bonne vingtaines d’îliens convergent vers le gué du court d’eau qui sera recouvert dans quelques minutes. Ils ont passé la matinée à gratter le sable du bord de la lagune pour récolter des coques. Nous traversons avec eux.

Sur l’estran plusieurs voiliers sont échoués et habités, l’un d’eux est suisse et a passé l’hiver ici. Il s’agit d’un couple avec deux enfants scolarisés sur l’île. Ils possèdent deux chiens dont un recueilli aux Antilles dont ils souhaitent se séparer, il est petit et Anté est très tentée par l’adoption. A la réflexion nous pensons qu’il ne sera pas heureux à bord et déclinons avec quelques regrets cette offre.

   

Nous demandons s’ils connaissent Jacques : Oui, il vit sur un des deux voiliers échoués dans les dunes, mais il est rentré en Belgique la semaine dernière et ne reviendra que la semaine prochaine. Nous avions rencontrer Jacques à Ferragudo au Portugal au court de l’été 2014. il vivait sur un voilier de 15m et rêvait de finir ses jours sur un voilier échoué à Culatra. Le 3 mai nous débarquons sur l’île d’en face : l’île Coco d’où nous voyons la ville d’Olhao.

Ce mouillage de Culatra nous a semblé être un paradis au mois de mai. Il est bien protégé de tous les vent et il n’y a jamais de vagues. Par contre il y aurait beaucoup de monde en été.

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Mazagon du lundi 30 avril au mardi 1er mai 2018

     

Après avoir quitter Chipiona au lever du jour et naviguer presque exclusivement au moteur, nous sommes arrivés à Mazagon à 15 heures. La marina et la ville ne nous ont pas séduit davantage que lors de notre premier passage en 2012.

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Chipiona du vendredi 27 au lundi 30 avril 2018

Courte étape entre Puerto Sherry et Chipiona. Départ à 11h, matinée au moteur, après midi à la voile et arrivée à 17h30 devant le port de Chipiona où nous mouillons.

Le vent d’ouest force 3 au début se renforce à 4 puis 5 la mer se lève, le mouillage devient intenable. A 20h 30 nous entrons dans le port et nous amarrons au ponton d’accueil de la marina. Le lendemain le vent de nord reste fort et le marin du port nous demande de changer de place pour aller dans le coin Est bien protégé.

La marina de Chipiona, comme plusieurs autres marinas espagnoles, dont Almérimar, a aménagé une aire pour les campings-cars. Les camping-caristes, comme les plaisanciers louent un emplacement avec eau et et électricité et disposent des installations de la marina en particulier les sanitaires. Cette aire est situé devant la plage, face à la mer.

Chipiona est une station balnéaire avec de grandes plages et une longue rambla. Devant le phare la rambla est éclaboussée par la mer forte ce week end.

   

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Puerto Sherry du mardi 24 au vendredi 27 avril 2018

L’étape suivante doit nous conduire à Cadix, où nous ne nous étions pas arrêtés en 2012. Plusieurs navigateurs nous ont déconseillé le port de Cadix et vanté le Puerto Sherry. Il y aurait dans ce port un très bon mécanicien et nous devons faire une première révision de nos moteurs Volvo.

Après avoir quitté Barbate à 8 heures nous doublons à 10 heures le tristement célèbre cap Trafalgar, et profitons de vents portants de force 2 à 3 jusqu’à l’entrée de la marina de Puerto Sherry.

La marina nous a déçu, nous n’avons pas trouvé le mécanicien annoncé, mais un mécanicien venu de Trafalgar qui a fait le minimum pour conserver la garantie Volvo.

Pour aller à Cadix la secrétaire de la marina nous a conseillé de prendre le ferry à 25 minutes de marche, en fait il faut une bonne heure. Sur le chemin nous voyons un voilier échoué. Nous apprendrons un peu plus tard qu’une tornade est passé sur Puerto Sherry il y a un peu plus d’un mois. Elle a fait de très gros gros dégâts, mais tout a été rapidement réparé.

Le trajet aller se fait en bus à cause de la marée et nous permet de découvrir une grande lagune. Cadix est une des seules villes espagnoles que ayons trouvé sans interêt. Dans le jardin qui borde la mer quelques arbres sont joliment taillés.

      

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Barbate du lundi 23 au mardi 24 avril 2018

Ce matin le vent d’ouest s’est calmé et une petite brise vient du sud. Le vent du sud s’accompagne d’une brume jaunâtre et à son lever le soleil est terne.

    

La visibilité est faible et il faudra attendre plusieurs heures avant de revoir le rocher de Gibraltar toujours coiffé de son nuage blanc.

Une fois doublée la Punta Europa, au sud du rocher, le vent s’oriente à l’Est. Le temps est beau, la mer agitée et le trafic des cargos intense.

 

   

Nous naviguons avec GV à deux ris et moteur jusqu’à Tarifa, le point le plus sud de l’Espagne, que nous passons à 15 heures sur une mer devenue très agitée. Ici commence la remontée vers le nord. Le vent est toujours d’Est de 22/24 nœuds avec de rafales à plus de 30. Nous avançons vite sous génois seul et la mer d’arrière demande beaucoup de travail à Léon, notre pilote automatique.

 

Le vent s’atténue en fin d’après midi pour être presque nul en entrant dans la marina de Barbate. Une première photo de l’Ericante est prise par un bateau de pêcheurs professionnels qui entre en même temps que nous dans le port. Bien qu’il soit 19h 30 nous sommes bien accueillis par un pontonnier qui nous aide à nous amarrer où nous voulons. 

La marina de Barbate est une petite marina très propre, presque vide et il n’y a pratiquement rien autour, même pas un bistrot ! Mais beaucoup de marcheurs sportifs.

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