Détroit de Messine, Milazzo du jeudi 16 au vendredi 17 mars 2016

Le jeudi 16 mars, nous quittons Naxos Gardini à 3 heures du matin comme prévu. Un vent de sud de 8 nœuds nous fait espérer une possibilité de navigation à la voile, mais dès la sortie du port le vent s’oriente au nord comme l’avait annoncé la météo. La lune gibbeuse éclaire une mer plate. Derrière nous, une lueur rouge nous signale l’Etna en éruption. De temps en temps une longue flamme rouge apparaît pour disparaître quelques instants plus tard.

Avec nos deux moteurs nous n’avançons qu’à 4 nœuds sans savoir si cette faible vitesse est due à un courant contraire ou à une coque couverte de végétation. Normalement avec nos deux moteurs à 2000 tours nous progressons à 5,5/6 nœuds. La dernier carénage remonte au mois d’octobre 2016 et ce que nous avons vu de la coque et des safrans à Riposto en début de semaine ne semblait pas inquiétant.

A 5 heures le vitesse est remontée à 5 nœuds, la coque ne semble pas trop nous ralentir.

A 7 heures le soleil s’est levé sur la pointe du pied de l’Italie. Le vent modéré reste de secteur nord, il ne nous reste plus que 15 miles avant le détroit de Messine.

A 9 heures nous passons devant le port de Messine d’où partent et arrivent de nombreux ferries. La navigation est réglementée dans cette zone et nous devons rester dans la bande côtière.

Enfin à 10 heures nous passons entre Charybde et Scilla sous le soleil et sans courant vraiment portant.

       

Nous voyons bien les deux pylônes qui ont soutenu longtemps un gros câble électrique alimentant la Sicile, Aujourd’hui ce câble est sous marin.

J’ai entendu raconter à plusieurs reprises que lorsqu’un bâtiment de la Marine Nationale empruntait le détroit, on demandait à un jeune matelot crédule de monter sur le point le plus haut du navire avec un gaffe et la mission de soulever le câble pour que le bateau puisse passer !

A la sortie du détroit les zones de rencontre de courants sont bien visibles comme dans les raz de Sein et Blanchard, à l’entrée du golfe du Morbihan ou dans le passage du Fromveur.

Une fois sortie du détroit nous espérions que le vent de nord nous permettrait de naviguer à la voile, mais non, il a tourné WNW et nous sommes toujours vent debout. Il faut poursuivre la route au moteur, ce n’est que dans les derniers miles que nous pouvons enfin hisser les voiles pour arriver à 15 heures à Milazzo. Nous mouillons à l’extérieur du port comme nous l’on conseillé Jean Paul et Frédérique. Il y a pas mal de trafic qui génère de la houle mais la nuit le trafic est réduit et le mouillage calme.

Milazzo qui du temps des grecs s’appelait Mylae, semble être une belle ville sicilienne. Nous hésitons un peu à y faire une halte, mais demain les conditions météo seront idéales pour une belle étape à la voile vers Tropea.

              

 

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